Les participants aux 1res Journées nationales de la santé de l'Etablissement public hospitalier (EPH) de Aïn Defla ont mis en exergue, avant-hier samedi, le rôle joué par les paramédicaux en matière de prise en charge des patients, qualifiant cette catégorie de professionnels de la santé de "cheville ouvrière" du secteur. Intervenant au cours de cette rencontre dont la thématique portait sur "La coordination des soins au service de la qualité", le directeur de l'Institut national pédagogique de la formation (INFP), Dr Yahia-Chérif, a noté que "nonobstant les aspects infrastructurels et financiers, l'optimisation de la ressource humaine, dont celle des paramédicaux, est capitale dans la prise en charge des patients." "Nous pouvons réaliser les meilleures infrastructures de santé en mettant à la disposition de ce secteur des budgets faramineux, mais si les paramédicaux ne sont pas impliqués comme il se doit dans l'équation visant à prendre en charge le malade, il est clair que le résultat escompté ne peut être atteint", a-t-il estimé. Il a observé qu'en dépit du fait que le système de santé n'était pas doté de gros moyens à l'indépendance du pays, des résultats probants ont pu être réalisés grâce au dévouement des professionnels de la santé et à la conjugaison de leurs efforts. Evoquant la sécurité et la qualité des soins, il a soutenu que celles-ci passent impérativement par la création d'un conseil de l'ordre à l'adresse des paramédicaux.À l'instar des médecins, des pharmaciens et dentistes, les paramédicaux doivent avoir leur conseil de l'ordre, un organisme professionnel, administratif et juridictionnel dont l'apport serait indéniable "pour la tutelle", a-t-il soutenu. Il a, par ailleurs, mis l'accent sur "la nécessité pour l'Algérie de retrouver son lustre d'antan" à l'échelle africaine en matière de coopération dans le domaine de la santé, soutenant que les équipes soignantes ainsi que les paramédicaux sont en mesure de faire profiter leurs compétences à certains pays de ce continent. "À l'heure actuelle, des formateurs mauritaniens versés dans le paramédical sont formés à Alger, Constantine et Sidi Bel-Abbès, une action qui pourrait se faire à l'échelle de bien de pays africains", a-t-il estimé.
Le directeur de l'EPH de Aïn Defla, Habibèche Ali, a, de son côté, mis en avant le rôle accompli par les paramédicaux en matière de prise en charge des patients, mettant l'accent sur la nécessité pour cette catégorie de professionnels de la santé de bénéficier de la formation continue. "Même au niveau des pays développés, ce sont les infirmiers qu'incombe la mission de la prise en charge des diabétiques et de leur suivi, c'est dire la place dévolu à cette catégorie de professionnels de la santé", a-t-il souligné. Des médecins, des paramédicaux et des administratifs de 22 wilaya du pays ont pris part à ces 1res Journées nationales de la santé de l'EPH de Aïn Defla abritées par la Maison de la culture Emir-Abdelkader de la ville.
APS
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Source : www.liberte-algerie.com