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La sous-traitance dans le BTPH, seul chantier des PME-PMI



La sous-traitance dans le BTPH, seul chantier des PME-PMI
Nasser HannachiCes dernières années le nombre des PMI et PME a quasiment doublé à Constantine. Les travaux publics, le bâtiment et les services prennent le dessus sur tous les créneaux potentiels dans cette wilaya. Mais selon des sources concordantes, la barre des 20% en matière d'attribution des marchés publics à ces microentreprises est loin d'être effectif. Cela se fait graduellement. Il est difficile pour un jeune de décrocher un marché lorsque les ténors des entreprises locales détiennent le haut du pavé en jouant aisément avec le code des marchés, le connaissant et l'épluchant aisément. Expérience, capital social, bureaucratie et faisabilité du projet se dressent tel un rempart en face des consortiums novices qui tentent de se placer dans cette configuration compliquée et complexe. Les plus chanceux jeunes opérateurs, qui ont bénéficié de quelques projets, se contentent du secteur du bâtiment en boom dans cette wilaya avec toutes ces assiettes à en faire naître des bâtiments. Appelés parfois comme sous-traitant, ces PME créées dans le contexte des mécanismes étatiques visant la résorption du chômage se voient attribuer des marchés sans lendemain. Et pour cause, l'absence de touche professionnelle laisse des séquelles. «Ces entreprises ? heureusement pas toutes ? ne renferment pas une main-d'?uvre qualifiée», admettent quelques responsables ajoutant que si ces PME se penchent sur des mises à niveau, «elles constitueraient un véritable tremplin pour ce créneau». L'application de la réglementation des marchés publics portant réservation de 20% des commandes publiques d'études, de travaux et de services d'un montant égal ou inférieur à 12 millions aux jeunes micro-entrepreneurs qui ont bénéficié d'un des différents dispositifs d'aide à l'emploi n'a pas livré toutes ses statistiques. Du moins à Constantine où les chiffres font cruellement défaut. «Cette instruction aura apporté une satisfaction aux jeunes promoteurs qui depuis des années n'ont pu arracher un plan de charge les encourageant», éclaire un élu local. Depuis sa mise en application, un suivi rigoureux a été actionné par les pouvoirs publics locaux afin de demeurer dans l'intervalle exigé par la centrale en matière d'attribution des marchés publics. Car selon les responsables, cette mesure vise non seulement la fourchette des 20% d'intégration dans les divers segments de réalisations mais bien au-delà, dès lors que les PME et PMI seront davantage créées. Et du coup, la résorption du chômage serait effective, et progressive. La capitale de l'Est renferme plus de 11 000 microentreprises dont les créneaux relèvent des Btph et les services, selon M. Habati le chef de service chargé des statistiques au niveau de la direction de l'industrie, de la PME et de la promotion de l'investissement. Si les postes d'emploi se sont vu augmenter depuis cinq années, actuellement il y a près de 44 000 emplois permanents concrétisés grâce aux divers dispositifs, il n'en demeure pas moins que la qualification pénalise bon nombre de PMI en inadéquation avec les normes requises de mise à niveau pour pénétrer dans la compétitivité et pouvoir décrocher des plans de charge alléchants.A commencer par incorporer une main-d'?uvre rodée .Voir des PME innovantes qui parviennent à s'imposer dans les projets de développement de la région étant donné le nombre vertigineux de réalisations y étant inscrites. Malgré ce nombre estimé à la hauteur des aspirations locales en matière d'investissement dans les PME et PMI, des mises à niveaux font cruellement défaut, de l'avis de certains gestionnaires. «Une fois la PME créée et bénéficié donc des finances au terme de la faisabilité du projet, les détenteurs affichent une certaine platitude et se contentent du peu au lieu de matérialiser davantage leur projet en optant pour la rigueur et le professionnalisme», précise un opérateur économique. N'empêche que certaines microentreprises versées dans le bâtiment sont sollicitées dans des travaux de sous-traitances (peinture, plomberie...). Des ?uvres basiques mais qui les font vivre. Une sous-traitance répandue dans le BTP et qui appelle toutefois une main-d'?uvre qualifiée. C'est le problème qui fait repousser les grands opérateurs aguerris. «L'absence de main-d'?uvre professionnelle sanctionne les projets. Cela cause des retards énormes», souligne un responsable. La formation professionnelle devra apporter cet équilibre à l'avenir, pour conforter les petites et moyennes entreprises pénalisées, pour pouvoir se targuer de frôler la barre des 20% de marchés publics au profit des jeunes, comme édicté par les pouvoirs publics.N. H.


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