Selon le conférencier, le médecin légiste a établi, dans son rapport, que les deux victimes n'avaient pas subi de mutilation, ni aucun abus sexuel.
Le procureur général, près de tribunal de Constantine, a déclaré hier, dans une conférence de presse animée au Palais de la justice, que l'acte de kidnapping suivi d'assassinat contre les deux enfants Brahim et Haroun disparus depuis samedi dernier «est un acte isolé», écartant la thèse du crime organisé et que «le mobile du crime n'est pas encore connu». Le représentant du ministère public confirme l'arrestation de deux suspects qui auraient selon lui, passé aux aveux, se déclarant coupables des accusations prononcées à leur encontre. Il s'agit de deux jeunes âgés de 21 et 38 ans.
L'un des deux mis en cause avait été appréhendé par des citoyens. Le conférencier souligne que les détails concernant cette affaire doivent rester confidentiels, prétextant le bon déroulement de l'enquête. Il refuse de répondre aux questions laissant entendre seulement que les deux victimes, retrouvées mortes mardi dans l'après-midi, étaient encore vivantes au cours de la matinée. Selon lui, le médecin légiste a établi dans son rapport que les deux victimes n'avaient pas subi de mutilation, ni aucun abus sexuel. Et là on s'interroge sur les raisons qui ont poussé les deux suspects à kidnapper deux innocents, juste pour le plaisir de les assassiner.
S'agit-il alors d'une vengeance' Au fait, cette conférence a laissé beaucoup de monde sur sa faim. Elle n'a rien apporté de nouveau, si ce n'est une tentative pour baisser la tension à Constantine. Une marche pacifique a été organisée par les habitants depuis la cité El Bir, jusqu'au centre-ville pour se terminer devant le pôle judiciaire sis à Saint Jean, alors qu'une autre sera spontanément suivie après l'enterrement des deux victimes. Les deux marches s'étaient déroulées sans incident. Les habitants ayant organisé la manifestation pour dénoncer ce crime abominable, étaient malgré le drame qui a secoué tous les Algériens, conscients que certains étaient en mesure de détourner la situation à des fins politiques. Mardi soir, des émeutes ont éclaté et l'un des commissariats a subi des dommages. Six policiers ont été blessés. Le calme est précaire et la situation reste tendue puisqu'à la Nouvelle Ville, des jeunes occupaient la rue. Ils étaient plusieurs petits groupes de 10 à 20 personnes.
Une seule revendication: la sécurité! Certains de ces jeunes réclament la peine de mort contre ces deux monstres. Pour eux, les déclarations des autorités, notamment le magistrat, sont loin de convaincre. «Il y a beaucoup de confusion», estime un voisin des victimes et il ajoute: «La vérité ne sera révélée qu'au courant du procès». En tout cas toutes les personnes que nous avions questionnées en ce sens, au même titre que des spécialistes, relèvent que les déclarations du magistrat sont loin de la réalité. Elles ne répondent à aucune logique. Un juriste questionné en la circonstance estime: «Je relève un manque dans l'information. Elle n'est pas complète et j'estime qu'il n'y a aucune cohérence dans les propos du magistrat», estime-t-il.
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Ikram GHIOUA
Source : www.lexpressiondz.com