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La mécanisation agricole en voie de réhabilitation Les entreprises de la filière seront mises sous un groupement d'intérêt commun



La mécanisation agricole en voie de réhabilitation                                    Les entreprises de la filière seront mises sous un groupement d'intérêt commun
Photo : Riad
Par Ziad Abdelhadi

Le taux de mécanisation dans le secteur de l'agriculture reste encore faible, malgré tous les efforts consentis jusqu'ici par le gouvernement pour relancer la filière du machinisme agricole, notamment le complexe de fabrication de moissonneuses-batteuses à Sidi Bel Abbès et celui de moteurs de Aïn Smara à Constantine. Devant un tel constat un dossier portant sur la réhabilitation et la modernisation de la filière mécanisation agricole est en cours de préparation au niveau du ministère de l'Agriculture et les acteurs concernés comptent le soumettre prochainement au Conseil des participations de l'Etat. C'est qu'a annoncé le ministre en charge du secteur, Rachid Benaïssa, lors d'une réunion de la filière, tenue mardi dernier au siège du ministère. Une rencontre à laquelle ont pris part les représentants des entreprises de distribution du matériel agricole et de la mécanisation de l'agriculture, à savoir les Edimat.
Les différentes parties, après avoir diagnostiqué la situation de la filière mécanisation, tiendront un atelier juste après l'Aïd El Fitr, pour restituer les différentes décisions prises avant de les transmettre au CPE «dans les plus brefs délais», a indiqué le ministre soulignant que certaines mesures relevant des prérogatives du ministère seront prises incessamment. Il s'agit notamment de la création d'un Groupement d'intérêt commun (Gic) regroupant toutes les entreprises et coopératives de distribution et de maintenance du matériel agricole, d'intégrer celles-ci dans le cadre des programmes du secteur, notamment la motoculture, l'irrigation et les serres multichapelles et renforcer leurs capacités financières et techniques. «Notre volonté est très forte de lancer une nouvelle dynamique de la filière mécanisation qui sera ouverte aussi bien aux unités publiques, aux coopératives qu'aux privés pour construire une filière nationale organisée et capable de répondre aux besoins des agriculteurs et des éleveurs», a conclu Benaïssa. Selon la cellule de communication du département de Rachid Benaïssa, les intervenants à cette réunion ont souligné l'importance de créer un environnement prestataire de services vue la demande croissante exprimée par les agriculteurs qui veulent augmenter les rendements et pallier le manque de main-d'oeuvre. Rappelons enfin que le ministère a mis en place une série de mesures visant à accompagner les agriculteurs pour l'achat de machines agricoles dont ils ont besoin pour leur activité.Pour rappel, les Edimat sont issues de la dissolution de l'Office national du matériel agricole (Onama) en 1987. Elles ont cessé leur activité en raison de difficultés financières. Selon la cellule de communication c'est à la demande du gouvernement que le dossier a été ouvert. Ce dernier, tel que requis par le conseil des participations de l'Etat (CPE) doit s'articuler sur plusieurs points dont un diagnostic des entreprises et coopératives spécialisées dans la mécanisation, dont les Edimat, les besoins en assainissement et modernisation de ces unités, les modalités et les formes de leur redéploiement ainsi que des propositions sur l'organisation de la filière mécanisation. Rappelons par ailleurs que lors d'une réunion, tenue fin juillet, le ministre avait débattu avec les responsables des Edimat des possibilités de réhabiliter la filière mécanisation en vue de répondre à une demande de plus en plus importante des agriculteurs. Le ministre avait demandé à l'époque de constituer quatre groupes (est, centre, ouest et sud) pour débattre, au niveau de chaque région, de la situation de ces entreprises, dont la plupart se trouvent en difficulté ainsi que les solutions à apporter pour «créer un réseau de prestation de services au profit des agriculteurs».
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