Constantine - Revue de Presse

La loi de finances et les «soucis» des investisseurs



Le Club des investisseurs (CEIGC) de Constantine a inauguré, hier, le cycle de ses « rencontres-débats », qui devrait épouser, nous dit-on, le rythme d'un rendez-vous par mois, en conviant le directeur des impôts M. Beghidja, à décrypter à grands traits, pour un large auditoire, composés d'entrepreneurs, commissaires aux comptes, cabinets d'affaires etc..., la loi de finances 2008. En vérité, sur le registre des nouveautés par ce texte - quand bien même l'exercice didactique de haut vol, auquel s'est adonné le directeur des impôts les a rendus moins ésotériques -, c'est, entre autres pôles d'intérêt, les dispositions officialisant la pratique du leasing, (le crédit bail) ou la revalorisation du capital social de l'entreprise, qui n'est plus touché par l'impôt, à concurrence de 30 millions de centimes quel que soit le montant de l'augmentation, la réduction de l'IBS etc... qui auront retenu particulièrement l'attention. Le débat, d'ailleurs, qui s'est instauré à l'issue de l'intervention de M. Beghidja, a laissé affleurer des préoccupations essentielles, parmi les membres du club et qui ne sont pas forcément inscrites toutes dans la loi de finances 2008, à l'instar de la demande formulée par la majorité des chefs d'entreprises, à propos de l'annulation pure et simple de la TVA sur les prêts bancaires dont le taux actuel est de 6,25 % auquel s'ajoute la TVA de 17 % sur ces mêmes intérêts, les portants à une hauteur rédhibitoire de 8 à 9 %. Bien loin de la loi de finances 2008, c'est les horizons des charges patronales actuellement fixées à 26 %, et jugées donc trop lourdes à supporter qui ont été revisitées à l'occasion, les uns et les autres, proposant qu'elles soient abaissées à 8 % pour encourager une forte création d'emploi, soulignant dans ce sens, ce qui se fait de positif, sur ce thème chez nos voisins, où ces taux seraient, semble-t-il, compressés au possible. Le différé bancaire, l'étalement du remboursement des prêts, le début d'activité sur 5 ans non imposable etc... face aux maquis de la législation, les leçons de choses, exprimées, hier, par les chefs d'entreprises mériteraient de trouver, un jour, des réponses audibles.
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