Constantine - Revue de Presse

L'office communal à pied d'oeuvre



L'office communal à pied d'oeuvre
Né sur les décombres d'un comité culturel communal décrié, l'actuel office aspire à  s'instituer
en tant qu'acteur de premier plan dans le paysage culturel constantinois.   C'est sur fond de supputations et de controverses que, pour sa première sortie, l'office communal de promotion des activités culturelles et artistiques de Constantine, a choisi l'occasion de ce mois de Ramadhan pour offrir aux habitants du Vieux Rocher un programme «riche et varié» et qui, à  la différence des années précédentes, semble mieux structuré dans sa forme, prétendant ainsi à  une revivification de la vie culturelle de la cité. Né sur les décombres d'un comité culturel communal décrié, moribond et en décomposition avancée, au vu des prestations médiocres qu'il offrait et de l'anarchie qui caractérisait son organisation et sa gestion, l'actuel office aspire à  s'instituer en tant qu'acteur de premier plan dans le paysage culturel constantinois. Il envisage d'instaurer un modèle de gestion autonome avec comme préalable un fonctionnement déterminé par le schéma d'une entreprise économique. Cependant, et premier hiatus, le personnel assigné à  l'accomplissement de cette tâche est le même qui a présidé, des années durant, à  la gestion du défunt comité culturel, ainsi qu'à d'autres charges afférentes à  l'animation dans la cité. Là est posée, par bon nombre d'acteurs associatifs et les personnes intéressées par la chose culturelle, la question de savoir comment ceux qui ont failli hier peuvent-ils réussir aujourd'hui sous ce nouveau habillage ' Sans prétendre spéculer sur le fond et les gros intérêts qui entourent la question, il reste certain pour les gestionnaires dudit office promoteur, qu'ils sont en sursis, même s'ils se prévalent de l'appui inconditionnel du chef de l'exécutif dont le consentement se mesure au volume du pactole qu'il leur concède.
Trop de malouf tue le malouf
Ce sursis est défini par les résultats des actions entreprises, il se mesure sur la grille d'un audimat qu'il doit compter et satisfaire, mais encore, sa comptabilité doit chiffrer des intérêts conséquents pouvant lui permettre de s'autofinancer. Dépenser à  tout va de l'argent public pour ramener des stars de l'étranger et offrir aux Constantinois des spectacles de qualité n'est pas sans causer des frustrations aux artistes du cru. Mais s'il faut le faire, pourquoi ne pas faire tourner ces stars à  travers tout le pays et engranger de substantiels revenus qui serviront à  promouvoir nos artistes et revigorer l'acte culturel véritable '
L'office promoteur se doit, par ailleurs, d'investir d'autres secteurs que celui de l'animation culturelle, en serait-il apte ' Le financement de projets montés par des associations, troupes, ou groupe de personnes et d'artistes serait, comme il est pratiqué partout dans le monde, la seule clé à  même de relancer durablement l'activité culturelle, tout en veillant, bien entendu, au respect de la vocation et de l'identité de la ville et des aspirations de ces habitants, car n'est-ce pas que c'est pour leur satisfaction que tout ce beau monde s'échine.
Tout cela reste sustenté aux capacités managériales qu'il va falloir engager et déployer, car la commune n'a jamais pu avoir de telles ressources. Pour rester optimiste et donner sa chance au nouveau né, notons la satisfaction des jeunes constantinois qui trouvent le programme concocté par l'office mieux étoffé que les années précédentes, surtout après la grande déception générée, chez bon nombre de cette frange, par la frénésie redondante et superfétatoire des festivals du Malouf. D'ailleurs et à  ce titre, un jeune mélomane de cette musique nous dira que «trop de malouf va tuer le malouf, c'est apparemment ce que veulent les responsables de cette ville, qui pensent s'embourgeoiser par cet art pour le contentement de leur propre ego !»Â Â Â Â Â Â Â Â Â Â Â Â Â Â Â Â Â Â Â Â Â Â Â 
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