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L'association des familles de disparus forcés de Constantine (AFDFC) appelle Farouk Ksentini à démissionner de la tête de la commission consultative des droits de l'homme, sinon, «il fera bien de se taire, et c'est la meilleure chose qu'il puisse faire».
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L'AFDFC dit, dans un communiqué rendu public hier, à l'occasion de la journée mondiale des disparitions forcées, n'avoir pas gobé les dernières déclarations de Ksentini pour lequel «les sit-in hebdomadaires des familles de disparus salissent la réputation de l'Algérie». Il semble bien pour l'AFDFC que ces proclamations «dépassées» «justifient l'oppression de la force publique, qui accable à Alger ces vieux venus réclamer un droit, celui de savoir où sont passés leur proches». Les missions du président de la commission consultative, lit-on encore dans le communiqué, «font aujourd'hui de ce dernier un porte parole du gouvernement !». Une cinquantaine de familles de disparus se sont rassemblées, hier, devant le cabinet du wali ; elles revendiquent la vérité sur toutes les circonstances ayant entouré la disparition de leurs proches et le sort de ceux qui seraient encore en vie.
Selon l'AFDFC, «le nombre des familles de disparus est au nombre de 1000 dans la wilaya de Constantine». Mais, «beaucoup d'autres n'ont pas été recensées, notamment au niveau des villages», tient à préciser Wassila Benlatrèche, chargée de communication au sein de l'association. Notre interlocutrice annoncera, par ailleurs, la création, prochainement, de l'association des enfants de disparus, qui existe déjà dans la wilaya de Jijel. «C'est la jeunesse qui relayera», fait savoir l'AFDFC.                                                               Â
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Posté par : sofiane
Ecrit par : Selma Benabdelkader
Source : www.elwatan.com