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«L'ALGÉRIE VUE DU CIEL» et «CONSTANTINE-REGARDS CROISÉS» SE RENCONTRENT AU PARLEMENT EUROPÉEN à BRUXELLES



«L'ALGÉRIE VUE DU CIEL» et «CONSTANTINE-REGARDS CROISÉS» SE RENCONTRENT AU PARLEMENT EUROPÉEN à BRUXELLES
De notre bureau de Bruxelles, Aziouz MokhtariDu beau monde mercredi dernier dans l'enceinte bruxelloise du Parlement européen (PE).'eurodéputés, journalistes, artistes, représentants des institutions européennes à Alger et Bruxelles, figures de proue de la société civile étaient conviés à un double évènement : l'exposition «Constantine,regards croisés» et la projection du film L'Algérie vue du ciel de Yann Arthus-Bertrand.Organisées par la Délégation pour les relations avec les pays du Maghreb (DMAG), les «Regards croisés sur Constantine» sont l'œuvre de photographes algériens et européens. Leurs prises ont saisi Constantine dans toutes ses splendeurs.'les professionnels et artistes, avec pour seul outil 'l'appareil photo, «la photo», disent-ils, subjugués par la beauté de la cité, ont su, chacun à sa façon — son regard — rendre des instantanés, des lumières éternelles du Vieux-Rocher.Louiza Ammi s'est intéressée aux «rides des habitants qui expriment les lassitudes vécues par les quartiers, surtout dans les souikate». Jean-Christophe Ballot (Paris) a posé un regard pour mettre en exergue «le projet pour une voie intuitive, sensible, poétique et toujours contemplative...». «J'ai donc, écrit-il, associé à chaque pièce un texte, des extraits de Noces ou du Premier Homme d'Albert Camus.» Salim Gora (Oran) a pris «un artisan, farouche gardien des traditions, un cafetier, monument de la souika, et un jeune artiste incompris...».Sarah Bellache a travaillé «une série en noir et blanc représentant une vue architecturale en perspective de Constantine...».Yassine Belahssène (Alger) s'est arrêté sous «le pas solennel qui sillonne la cité des anciens...'sous les pavés, les murailles et les remparts stigmatisant les empreintes dans les tranchées des dédales des temps».José Manuel Navia (Madrid) souhaitait que «mon travail à Constantine soit un hommage aux gens simples».'lahbib Benslama (qsentini), né dans la ville :?«En ces lieux, dans les bras de ses ruelles qui remontent, je cherche la beauté.» Plus loin, libéré, il ajoute : «Je veux rendre compte de ''l'agressivité que salit Constantine.»Arslane Bertaoui (Tlemcen) a inventé en photos le «train» et la «gare» de Constantine.?«On peut, à travers ces photos, faire un saut dans les années 1960 et imaginer les membres du personnel amoureux de leurs locomotives.» Fatima Chafaâ s'est focalisée sur des «détails du palais Ahmed-Bey». Sabrina Louanchi a bâti un projet «autour de l'évolution de la capitale numide à l'actuel Constantine».Pour leur part, Otto Snoek, Rotterdam et Gastao Freise de Andrade, Lisbonne, ont insisté. Pour l'un, «Constantine doit être considérée comme un maillon dans la chaîne du berceau méditerranéen».Le Lisboète a dit : «Les contrastes où les traditions coexistent...'mon œuvre se concentre sur les vestiges et les ruines...» Ibrahim Laissoub (Annaba), Rim Hamden (Tlemcen), Kim Nayter (Londres), Jose Manuel Navia (Madrid), Frederic Materne (Vervier), Akos Major (Dorog), Lucien Tudore (Pitesti), Michèle Spadafora (Cosenza) complètent, brillamment, la collection «Constantine - Regards croisés, patrimoine et culture»... Juste après le cérémonial du vernissage, tout le monde a rejoint la salle de projection pour L'Algérie vue du ciel.Emotions supplémentaires pour le même ticket d'invitation.
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