Constantine - A la une

APRÈS SELLAL, BEDOUI PRÉSENTE UN SOMBRE TABLEAU DES FINANCES PUBLIQUES



APRÈS SELLAL, BEDOUI PRÉSENTE UN SOMBRE TABLEAU DES FINANCES PUBLIQUES
Dans sa réunion avec les walis de l'est du pays, le ministre de l'Intérieur et des Collectivités locales, Noureddine Bedoui, a joué l'alarmisme. Un discours devenu tendance depuis le limogeage du gouverneur de la Banque d'Algérie Mohamed Laksaci qui aura appris à ses dépens qu'il ne faut pas aller à contre-courant des thèses officielles avant que le signal ne vienne d'en haut.Lyas Hallas - Alger (Le Soir) - Le ministre de l'Intérieur et des collectivités locales, Noureddine Bedoui, a joué l'alarmisme dans sa réunion avec les walis de l'est tenue avant-hier à Constantine où il était question de discuter de la modernisation de l'administration, notamment les services liés à l'investissement et les facilités à accorder aux entrepreneurs. Un discours devenu tendance pratiquement depuis le limogeage de l'ancien gouverneur de la Banque d'Algérie Mohamed Laksaci en mai dernier. En effet, après que ce gentil lanceur d'alerte à l'intérieur du système ait fini par craquer face aux députés de la majorité au mois de mars quand il a présenté le rapport annuel sur l'évolution économique et monétaire du pays, c'est le Premier ministre Abdelmalek Sellal, à partir de Tiaret où il était en visite de travail il y a une semaine, qui a donné le la à ce qui apparait comme une campagne de communication préparant l'opinion aux années de vaches maigres. Or, si Laksaci a été sanctionné pour la réalité de ses déclarations aux membres de l'Assemblée populaire nationale (APN) qui lui ont imputé la responsabilité de l'érosion du matelas financier constitué durant les années fastes du pétrole à 120 dollars le baril, une réponse qui tire la sonnette d'alarme par rapport aux effets de la crise et l'incapacité de l'économie nationale à y résister, l'alarmisme fait désormais partie intégrante du lexique du discours officiel. «L'Etat n'a plus d'argent», a indiqué Bedoui à son auditoire composés des walis qui, faut-il le souligner n'ont pas fait jusque-là un effort notable pour promouvoir l'investissement productif, se contentant comme le voulait bien la politique du gouvernement, de gérer les commandes publiques pour la construction d'infrastructures. Ainsi, les orientations de Bedoui pour la modernisation des services que fournit l'administration aux investisseurs sonnent plutôt comme une alarme de plus quant à la situation des finances publiques qui subissent de plein fouet les fluctuations du marché pétrolier dont la baisse des prix s'est installée dans la durée. Cette modernisation, qui a aussi un coût financier, a justement raté le virage des années fastes. Elle nécessite aujourd'hui plus de sacrifices mais, surtout une révolution culturelle au sein d'une administration que l'argent a habitué au recours aux solutions de facilité.
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Nom & prénom
email : *
Ville *
Pays : *
Profession :
Message : *
(Les champs * sont obligatores)