Constantine - A la une

Khelli l'bir beghtah Et maintenant '



L'effarante affaire du viol et de l'assassinat de deux garçons à Constantine retentit encore une deuxième fois. Cette fois-ci l'onde de choc vient de la cour de justice de Constantine où s'est déroulé le procès des assassins des deux enfants Haroun et Brahim. Il faut dire que ce procès n'a pas manqué de retourner le couteau dans la plaie qui ne s'est pas encore cicatrisée d'autant que l'opinion publique ne s'en est pas encore remise. La psychose semée par la nouvelle de cet acte barbare ' pour le moins que l'on peut le qualifier ' a été à l'origine de gros dégâts occasionnés à l'imaginaire collectif de toute une nation. La psychose s'est installée dès l'annonce de la découverte des deux corps sans vie des deux gamins. Cette psychose avait été accentuée par la publication de conclusions des rapports de la police judiciaire qui font état du viol des deux gamins avant que ceux-ci ne soient achevés par strangulation. La terrible nouvelle et la publication des détails infernaux de cet acte n'ont fait qu'exacerber le sentiment d'insécurité ressenti beaucoup plus par les parents. Les écoles sont bondées de parents d'élèves qui viennent déposer et récupérer leurs enfants. Le moindre geste d'un adulte qui passerait à côté d'une école ou d'un quelconque établissement infantile est jugé comme étant suspect. Il faut dire que cette affaire, de par son retentissement médiatique, avait été à l'origine d'une paranoïa nationale. L'affaire Haroun et Brahim avait jeté un sérieux pavé dans la mare en remettant en cause bien des questions, à l'image de celle inhérente à l'abolition de la peine de mort pour ce qui est des crimes relatifs au viol et au meurtre d'enfants. Aujourd'hui, les deux auteurs présumés de cet acte inhumain ont été condamnés à la peine capitale par le tribunal de Constantine. Mais l'affaire Haroun et Brahim qui ne semble pas avoir livré tous ses secrets, demeure le point focal de l'opinion publique qui aimerait juste savoir pourquoi on assassine la vie ' Enfin, de quoi je me mêle ' Khelli l'bir beghtah.
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