Réaction - Abderrahmane Arar, président du réseau Nada pour la défense des droits des enfants s'est félicité du verdict prononcé dimanche dernier, par le tribunal de Constantine dans l'affaire de l'assassinat des petits Haroun et Brahim, respectivement 10 et 9 ans.Un verdict qui «était prévisible». «Le jugement a été juste, sachant que la sentence prononcée à l'encontre des responsables a été tant espérée et revendiquée par la société.
Ces derniers ont commis l'irréparable et fait couler beaucoup de larmes. Ils sont à l'origine de crimes relevant de la cohésion sociale et de la sécurité collective des Algériens. Les auteurs de ce crime crapuleux ont violé un droit fondamental à la vie et doivent, au nom de la loi, en assumer les conséquences, même si nous sommes convaincus que la sentence ne sera jamais appliquée», a-t-il a déclaré, hier à InfoSoir. Pour le réseau Nada, «il est temps de relancer le débat autour de l'application de la peine de mort dans notre pays, quoique la décision reste politique».
«Il faudrait, en outre, impliquer tous les acteurs de la société, d'autant que même les religieux ont leur mot à dire dans ce contexte.
En finalité, la peine de mort ne pourrait régler tous les problèmes. On ne pourra lutter contre tous ces phénomènes de société que par l'application de la loi», a soutenu Abderrahmane Arar en marge des festivités de la célébration de la Journée nationale de la police organisées à la direction des Unités républicaines de sécurité d'El-Hamiz. Il a, par ailleurs, attiré l'attention quant à l'augmentation «inquiétante» du nombre d'enfants en danger moral estimé, selon lui, à quelque 6 000 enfants venus s'ajouter aux 11 000 autres présentés annuellement devant les juges. Nouredine Benbraham, commandant général des Scouts musulmans algériens, a, de son côté, affirmé : «Notre confiance est entière en la justice de notre pays. Je pense qu'aujourd'hui, le verdict prononcé dans l'affaire de l'assassinat des petits Haroun et Brahim, est un avertissement pour tous les autres criminels qui continuent à menacer toute la société algérienne avec toutes ses composantes, particulièrement la frange la plus vulnérable que sont les enfants». «Néanmoins, nous estimons que le plus grand travail serait celui de savoir comment multiplier les efforts de prévention afin d'éviter à l'avenir ce genre de comportement étranger à notre société», a-t-il ajouté.
Pour ce faire, a-t-il enchaîné, «il est impératif de renforcer les bases d'un véritable dialogue autour de toutes les questions sociétales qui nous préoccupent à l'heure actuelle et c'est aux spécialistes de définir ce qui pourrait bien découler de ce dialogue».
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Farid Houali
Source : www.infosoir.com