Constantine

Ils ont renouvelé leur bureau de wilaya: Les transporteurs privés vident leur sac



C'est hier, dans la matinée, à la salle de la Maison des jeunes de la cité Filali, que s'est tenue l'assemblée générale de l'Union des transporteurs de la wilaya de Constantine pour le renouvellement de son bureau. Celui sortant, dont le mandat était arrivé à expiration, a présenté son bilan qui a fait l'objet de plusieurs réserves des membres de l'assemblée générale qui ont aussi exprimé leur mécontentement à propos de l'action menée durant quatre années. Selon eux, «le bureau sortant n'a pas été capable de régler les problèmes de la corporation». Et pour cause, les transporteurs privés de la wilaya, notamment ceux du chef-lieu, vivent dans le marasme et le désarroi provoqués par la mise en application du nouveau schéma directeur en matière de transport public décidé par les autorités locales. Plusieurs gens de cette corporation ont exprimé haut leur dépit, se disant victimes de la «hogra» des autorités locales «qui favorisent, disent-ils, la nouvelle entreprise de transport public en réduisant le domaine des transporteurs privés à la portion congrue et en compromettant sérieusement leur avenir dans la wilaya». Selon l'un d'entre eux, en l'occurence M. Kechoud Tahar, ancien président de l'Union de wilaya qui a présidé l'assemblée générale tenue hier, «il y a de fortes probabilités que les transporteurs privés, surtout ceux de Constantine, mettent la clé sous le paillasson. Nous vivons dans un désarroi total : le directeur du Transport ne nous reçoit plus, notre représentant a été écarté de la commission de discipline de la direction, des stations ont été fermées (la Gare SNTF, Boumezzou et bientôt celle du stade Benabdelmalek), en plus de la dernière décision prise par le wali d'interdire la circulation des vieux bus), nous ont complètement laminés. A propos de ce dernier point, dit-il, il faut signaler qu'il n'existe aucune loi, dans la législation en vigueur, qui interdise à ces véhicules de circuler. Dans le cahier des charges, on n'impose pas de limite d'âge aux véhicules utilisés dans le transport public, les opérateurs étant uniquement soumis à un contrôle technique périodique très strict. Ce sont des décisions purement locales », conclue l'intervenant. Par ailleurs, les transporteurs privés se sont beaucoup plaints « du tarif exorbitant de la fourrière municipale qui leur impose 1.000 dinars par nuitée alors que partout ailleurs sur le territoire national, disent-ils, cette taxe ne dépasse pas les 300 dinars. Ajoutez à cela d'autres inconvénients relatifs à l'état dans lequel ils trouvent leurs véhicules à la sortie... » Après des élections qui se sont passées dans le calme et dans une discipline relative, un nouveau bureau, composé de onze membres, a été dégagé avec pour missions prioritaires de plancher sur ces nombreux problèmes, notamment réfléchir, avec les autorités locales, au problème des sites de remplacement des stations Boumezzou et Benabdelmalek, ont dit les participants avant de se retirer.
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