
Après avoir monté «Fatma N'Soumer» et «Djamila Boupacha», la chorégraphe et metteure en scène Nouara Idami s'attaque, encore une fois, à l'une des grandes figures historiques. Juba II fut un roi berbère de la Maurétanie, né à Hippone (Constantine).Fils de Juba Ier, né vers 52 av. J.-C. et mort vers 23 ap. J.-C.Mis en scène par Nouara Idami et d'après un texte de Houcine Tayeb, le spectacle chorégraphique «Juba II» qui, rappelons-le, est inscrit dans le cadre du programme du département Théâtre de la manifestation «Constantine, capitale 2015 de la culture arabe, a convoqué sur scène neuf talentueux danseurs. En effet, les cinq filles et les quatre garçons ont réussi avec aisance et souplesse à traduire un pan historique très peu connu par la jeunesse actuelle. Lumière diaphane.Le spectacle commence par une belle fresque dédiée à la danse contemporaine. Les quatre couples se lancent dans des pas de danse synchronisés. Les visages sont joyeux et les mouvements sont des plus souples. Changement de décor. Une danseuse investit la scène. Elle déambule d'un air triste pour ensuite offrir un ensemble de mouvements à une cadence des plus élevées. Elle se love sur le parquet mais l'endurance la rattrape très vite.Comme mieux aiguiller le spectateur dans la trame narrative historique, un narrateur surgit au fil des tableaux. Mieux encore, des extraits de films et des portraits de Juba II et de Cléopâtre sont projetés en arrière-plan sur un écran géant. Façon singulière de retremper plus d'un dans l'espace et le temps. En tout, ce sont pas moins de trois tableaux qui sont à l'honneur. Le premier volet baptisé «Numédia» revient succinctement sur la défaite de Juba I.Le deuxième volet conte les noces de Juba II et de Cléopâtre Séléné. Enfin, le troisième tableau met en exergue les exploits de Juba II. Quant au répertoire musical, celui-ci a oscillé entre musique algérienne, celtique et universelle.Pour la chorégraphe et metteure en scène Nouara Idami, ce spectacle chorégraphique «Juba II» se veut un message en direction de la jeunesse algérienne. «Je voulais, dit-elle, transmettre un message précis. C'est celui d'être fier de notre histoire et de faire découvrir le personnage de Juba II à notre jeunesse. Il faut dire que les gens ne le connaissent pas suffisamment.Quand j'ai commencé à travailler sur ce personnage, je l'ai tout de suite adoré. A travers lui, j'ai découvert beaucoup de belles choses. La jeunesse algérienne doit être fière de ce savant. Elle doit également et impérativement s'intéresser à l'histoire lointaine de nos ancêtres.» Il est noter que le spectacle chorégraphique «Juba II» a été présenté à Alger, d'autres représentations suivront à Mostaganem et àBoumerdès.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Nacima Chabani
Source : www.elwatan.com