
Autour du mot rein, il y a possibilité de gloser à satiété, selon que l'on soit un bon boute-en-train, qu'on ait l'esprit salace, la pensée académique...«le coup de rein» chez le sportif, «la belle chute de rein» pour une James Bond girl ou sinon «casser les reins» qui fait partie du lexique du loubard de n'importe quelle cité-béton. Bref, bien au-delà de tout cela, le rein existe surtout parce qu'il est l'un des éléments de l'organisme humain, mais également animal, parmi les plus importants en ce qu'il en régule dans le fonctionnement. Si l'être humain en possède deux, il est établi qu'il peut en vivre avec un seul. Sur cet aspect de la question, 5% de la population mondiale ne vivrait justement qu'avec un seul avec cette importante précision qu'il doit impérativement s'agir du droit pour ce qu'il apporte en matière de vascularisation. Lors d'une assez récente journée médicale sur la néphrologie, des spécialistes ont évalué à près de 17 000 personnes souffrant d'insuffisances rénales que n'arrivent à prendre en charge que très difficilement les divers services publics et cliniques privées d'hémodialyse. L'une des solutions parmi les plus efficaces demeure évidemment la transplantation, laquelle intervention chirurgicale est parfaitement maitrisée sauf qu'elle se heurte à de nombreuses contraintes, dont celles relatives à l'absence de donneur et, ensuite, l'absence de structures spécialisées d'accueil, de leurs équipements et des moyens d'intervention, voire des personnels médical et paramédical. À partir de l'année 2000, il avait été dit le plus grand bien de l'avenir de la transplantation en Algérie, notamment avec les premières interventions réalisées à Constantine au sein de la clinique rénale implantée dans la cité Daksi. Néanmoins, toutes les ardeurs médicales de l'équipe en place et le bond scientifique enregistré en l'occurrence ne survivront pas, du moins au rythme annoncé à l'époque par les pouvoirs publics locaux, autrement dit au moins et autant que faire se peut une dizaine d'interventions par année, aux espoirs nourris. Comme quoi rein est aussi l'anagramme de...rien.A. L.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Abdelhamid Lemili
Source : www.latribune-online.com