
Pénurie de lait en sachet à Constantine : de pire en... pisNumidia, l'unité régionale de production de lait relevant de Giplait s'est signalée encore une fois, au cours de la semaine écoulée, par une pénurie de lait en sachet. Seul était disponible mais en quantité réduite celui (lait) de vache dont le prix est néanmoins proche du double de celuihabituel.Ce n'est qu'à partir de jeudi après-midi que ledit produit allait faire sa réapparition dans les épiceries, mais avec une consigne faite auxcommerçants par les distributeurs : celui d'obliger tout acheteur à prendre un sachet de lait de vache avec deux autres préparés à partir de la poudre de lait. Une vente concomitante interdite pourtant par la réglementation. Pour sa décharge, un des distributeurs auquel nous avons posé la question nous répondra : «Ecoutez, c'est au même procédé de rétorsion que j'ai été soumis quand j'ai été à l'unité pour récupérer mon quota.» Du coup, les gens se sont retrouvés à prendre trois sachets sinon...rien. Lors de la dernière grave pénurie de lait en sachet qui a eu lieu il y a près de trois mois, l'unité régionale de production s'est arrangée pour alterner au moins une fois par semaine la distribution de lait ordinaire par celui de vache, que les clients n'achetaient pas évidemment.Marathon Chihani-Bachir (Khroub) : les coureurs ne sont pas les seuls à avoir souffertUne journée printanière, de nombreux participants et une femme dans le lot, un nouveau parcours, une grande mobilisation des éléments de la police et la gendarmerie, une foule désintéressée sinon agacée par les désagréments causés. Décor installé et casting connu, il s'agit du semi-marathon Chihani-Bachir qu'organise annuellement l'APC du Khroub depuis 1988. Un marathon est unévènement sportif que tout individu agrée en ce qu'il offre comme dose d'humanité, de volonté dans l'effort, d'abnégation, solidarité,etc. Sauf que question organisation, il aurait fallu justement que les...organisateurs repassent parce qu'ils auront été à l'origine d'un vrai bastringue : trafic automobile totalement paralysé dans les villes de Ali-Mendjeli (point de départ) et du Khroub (point d'arrivée) installant par voie de conséquence un véritable désordre ici et là. Les désagréments pour les automobilistes ne se limiteront pas uniquement à une immobilisation forcée en milieu urbain et le recours à toutes les astuces pour en sortir, mais aussi et surtout par une chenille impressionnante de véhicules de tous gabarits entre les deux villes roulant au train de sénateur des marathoniens.Un automobiliste nous dira avoir certainement battu un record pour la journée «celui d'avoir parcouru la distance de 11km en deux heures».Pourtant il aurait seulement suffi que les organisateurs partagent les deux voies de sens unique en voie double pour les véhicules pour éviter tous ces désagréments.Maternité du CHU : les infirmières de nouveau en colèreLe personnel paramédical du service de maternité du CHU Constantine retournent à la protestation ce lundi, ceci un mois après leur dernier coup de gueule. Vraisemblablement rien n'a changé et personne n'a été sensible ou réceptif à leurs difficultés quotidiennes. Au téléphone, l'animatrice du mouvement de protestation (laquelle rejette toute tutelle syndicale) nous dira : «Ce lundi, nous venons nous rappeler au bon souvenir du chef de service, du directeur et du directeur de wilaya de la santé, lesquels semblent nous accorder tellementpeu de considération. Eh, bien c'est simple nous protesterons ce lundi et peut-être le mardi et sans doute que nous répéterons ce manège chaque semaine et ce autant de fois que nos supposés interlocuteurs émargeront aux abonnés absents.»l y a lieu de souligner que depuis quelques jours, une épidémie de gale touche le service et les porteurs, en fait des porteuses, ne sont autres qu'une dizaine d'infirmières. «Logiquement, elles devraient être à l'arrêt et pour cause les risques de contagion, mais compte tenu du manque depersonnel elles demeurent en activité et pour cause la nécessité de service. Bien sûr que les risques de propagation sont multipliés, mais allez le faire admettre aux responsables», précisera à notre intention H. B. notre interlocutrice, laquelle ajoutera, s'agissant de travaux qui seraient bientôt engagés à hauteur d'une partie du bâtiment : «Il n'en est pas question, déjà que nous travaillons dans des conditions dramatiques avec deux parturientes par lit et parfois sur un matelas au sol, il ne sera jamais question pour nous d'accepter un bourrage des salles.»
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : A L
Source : www.latribune-online.com