Le débrayage des enseignants du secondaire, affiliés au syndicat autonome CNAPEST, entamé depuis une semaine déjà, n'a pas l'air de s'essouffler. Les perturbations des cours des élèves des classes de 1ère A.S, 2ème A.S et terminale, à travers des lycées de la wilaya de Constantine, engagent le bras de fer Direction de l'éducation - CNAPEST sur la voie du pourrissement. Car même l'initiative de la direction de l'éducation, qui a établi un planning de rencontres avec les cinq syndicats agréés, n'aura eu aucun effet sur le mouvement de contestation.
Dans ce contexte, le directeur de l'éducation renouvelle, à travers un communiqué transmis, hier, à notre rédaction, son « appel à la sagesse invitant les grévistes à mettre un terme à leur débrayage, non sans rappeler que cette attitude nuit considérablement à l'intérêt des élèves ». Et si l'on persiste dans cette position, menacent les termes du communiqué, « la direction de l'éducation sera dans la contrainte de prendre toutes les dispositions réglementaires pour éviter une situation de crise au sein du secteur de l'éducation ».
Une finalité, dont « toute la responsabilité sera endossé par ceux qui auront refusé de répondre aux appels au dialogue », prévient-on encore. Est-ce la dérive qui guette le développement des rapports entre les deux parties ?
Contacté par nos soins sur cette question, et d'autres, M. Lamamra, membre du bureau du CNAPEST, soutient fermement que « personne parmi les contestataires, ou leurs représentants syndicaux, ne cherche à ce que les rapports atteignent un haut degré de pourrissement ». « Alors même que l'urgence voudrait un dialogue immédiat entre les deux parties en conflit, le choix de programmer une rencontre avec le CNAPEST le 27 octobre, très loin derrière celle prévue avec la Fédération des associations de parents d'élèves (18 octobre), l'UGTA (rencontre prévue le 20 octobre), l'UNPEF (22 octobre), la SNTE (25 octobre), n'est vraiment pas judicieux », indique notre interlocuteur. Ajoutant que «le critère des dates d'obtention des titres d'agréments, suivi par la direction de l'éducation lors des priorités de planification des rencontres, serait acceptable dans le cas où la situation n'est pas particulièrement exceptionnelle avec le CNAPEST ».
Notre interlocuteur ne manquera pas de souligner que « les syndicalistes du CNAPEST n'ont aucune malveillance personnelle à l'égard du directeur de l'éducation, ni aucune velléité de pousser les choses vers le pourrissement ». Bien au contraire, dira-t-il, « beaucoup de liens communs nous positionnent sur la trajectoire des ambitions nourries par le directeur de l'éducation ». Pourquoi, alors, cette mésentente qui perdure ? « Ce sont les intermédiaires, auxquels profitent cette situation conflictuelle, qui attisent les tensions entre les deux parties », accuse M. Lamamra.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : A Zerzouri
Source : www.lequotidien-oran.com