Les pompiers haussent le ton avec une nouvelle action de- protestation,
initiée hier, devant le siège de la direction de la protection civile à
Constantine. Après les derniers mouvements de contestation, qui n'ont pas
abouti aux résultats escomptés par les soldats du feu, ces derniers reviennent
à la charge en optant pour «un sit-in ouvert» devant le siège de la direction,
où se sont rassemblés en force près de 200 agents de la protection civile, dès
le début de la matinée d'hier.
L'entrée du siège a été donc
bloquée et les protestataires ont empêché les fonctionnaires de rejoindre leur
poste de travail. Un pas est ainsi franchi vers le pourrissement de ce conflit
opposant les travailleurs à la direction, «les uns exigeant le départ du
directeur et les autres dénonçant une grossière manoeuvre de déstabilisation».
Les pompiers contestataires nous ont précisé hier «qu'ils ne se trouvent pas en
grève, car les participants au sit-in sont des agents qui sont au repos, quant
à ceux qui assurent leur activité normalement, ils portent un brassard pour
exprimer leur soutien avec leurs collègues». Campant sur leur position, les manifestants
exigent toujours, et encore, «le départ du directeur». La direction, de son
côté, estime par le biais de la cellule de communication que cette action est
un «dérapage dangereux». Cette dernière relève «que l'interdiction d'accès au
siège opposée au personnel par les manifestants est en soi un grave acte de
perturbation de la bonne marche des services, plusieurs manœuvres et actions de
préventions programmées à travers des unités économiques ayant été empêchées
hier». On nous signalera, aussi, «qu'un avocat arrive d'Alger ce lundi pour la
prise en charge cette affaire sur un plan purement juridique, et qu'un huissier
de justice a été désigné au niveau local pour faire les constats d'usage».
Encore une autre action devant les tribunaux qui se profile à l'horizon ? Tout
porte à le croire avec cet appel à la rescousse d'hommes de loi.
Pour rappel, une affaire est déjà pendante devant les tribunaux, dont le
dossier se trouve au niveau de la cour de Constantine, après les recours
introduits par les deux parties en conflit (direction contre syndicat) à
l'issue du verdict rendu par le tribunal correctionnel de Ziadia, condamnant le
syndicaliste à une amende de 5 millions et au versement d'un dédommagement de 2
millions de centimes à la partie civile, pour le chef d'inculpation «d'atteinte
à un officier dans l'exercice de ses fonctions».
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Posté par : sofiane
Ecrit par : A Zerzouri
Source : www.lequotidien-oran.com