Quelque 300 gardes communaux, dont une centaine de radiés du corps, ont tenu dans la journée d'hier, un rassemblement devant le cabinet du wali, coupant ainsi la circulation automobile sur l'avenue Kennedy, et ce, pour réclamer le payement de la 2ème tranche des rappels de primes depuis 2008, exiger la réintégration des exclus ainsi que le départ de leur premier responsable, à savoir le délégué de wilaya de la garde communale.
Selon un des animateurs du mouvement de protestation, «le corps de la garde communale compte pas moins de 1.500 agents, à l'échelle de la wilaya de Constantine, qui vivent sur les nerfs et ne peuvent plus s'adonner à leur mission avec toute la sérénité voulue». Et de poursuivre que «nous avons barré la route pour exprimer notre ras-le-bol et dénoncer le mépris avec lequel nous sommes traités, alors que nous ne demandons que notre droit». Et d'expliquer que la 1ère revendication du mouvement de contestation d'aujourd'hui, concerne le payement de la 2ème tranche des rappels dus depuis 2008. En effet, affirmera-t-il, «si nous avons été réglé de près de 12 millions de centimes au titre de la 1ère tranche, la somme correspondante à la 2ème tranche qui se monte à plus de 13 millions, se fait désirer et cela fait maintenant un mois que chaque semaine on nous la promet pour la semaine prochaine. Las d'attendre plus longtemps, nous avons organisé cette manifestation et nous ne partirons que si une solution est trouvée», dira-t-il.
Parmi les autres points évoqués par les manifestants figurent également la réintégration des gardes communaux «radiés de façon arbitraire» du corps et qui sont près de 350, dont certains l'ont été depuis l'année 2.000. Un des concernés, s'invite au débat et déclare qu'il a été mis à la porte depuis 2003 et par simple coup de téléphone, affirmera-t-il. «C'est autant dire, l'autoritarisme, l'arbitraire, le mépris et la «hogra» pratiqués à l'endroit des éléments de la garde communale. Eléments que les autorités n'ont pas hésité à mobiliser et à faire intervenir dans les missions les plus casse-cou, lors de la décennie noire, et qui se retrouvent maintenant privés de leurs droits et en sus méprisés», lancera-t-il, avec colère.
Bien après 15 heures, l'impasse semblait être totale. Les gardes communaux protestataires, surveillés par les services de police qui n'ont pas intervenu, occupaient toujours l'avenue interdisant toute circulation de voitures et n'écartant pas l'éventualité d'y passer la nuit si leur revendication afférente au payement des rappels n'est pas satisfaite.
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : presse-algerie
Ecrit par : A El Abci
Source : www.lequotidien-oran.com