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La colère des gardes communaux de Constantine, estimés à 1 200, va crescendo. Hier et pour la deuxième fois en l'espace de quelques jours, ils ont investi la rue pour exprimer leur indignation et dénoncer, notamment, le mutisme des autorités qu'ils accusent d'opposer la sourde oreille à leurs doléances «légitimes».
Par cet énième mouvement de protestation qui a mobilisé quelque 200 gardes communaux, relevant des différentes brigades de Constantine, les manifestants ont voulu avant tout «rappeler» aux pouvoirs publics leurs promesses quant à la régularisation de leurs doléances, maintes fois réitérées. Rassemblés devant le cabinet du wali sous un soleil de plomb en scandant des slogans dénonçant la fuite en avant des responsables, les gardes communaux ont barré la route formant une chaîne humaine. Le boulevard John Fitzgerald Kennedy, jouxtant le cabinet du wali, est resté fermé à la circulation durant pratiquement toute la matinée. Leurs tentatives d'entrer en contact avec les responsables de la wilaya dans le but de leur transmettre leurs revendications sont restées, semble-t-il, vaines En effet, portant des doléances d'ordre socioprofessionnel, les protestataires, chauffés à blanc, ont exigé le «départ du coordinateur de wilaya des gardes communaux ». Ce dernier est accusé «de dépassements et de pratiques contraires à la réglementation». Il aurait, selon leurs propos, «exclu abusivement et sans droit des éléments de ce corps». En ce sens, ils ont réclamé «l'ouverture, sans délai, d'une enquête pour statuer sur ces pratiques». Leur liste de revendications porte également sur la révision du salaire de base et la libération de la prime de rendement et ceci avec effet rétroactif, depuis 2008. Ils ont réclamé également la permanisation des éléments transférés dans des entreprises publiques et la réouverture du dossier des radiés des rangs des gardes communaux.


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