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Des fausses notes sur un air de colère



Des fausses notes sur un air de colère
Depuis l'année dernière, un profond malaise règne au conservatoire communal des arts Abdelmoumene Bentobal, situé au boulevard Rabah Bitat.Une situation qui perdure et qui semble provoquer des fausses notes sur un air de colère, dans les rangs des enseignants, dont certains n'ont pas hésité à hausser le ton pour dénoncer les conditions précaires dans lesquelles ils exercent toujours. Ils estiment que l'état de dégradation des lieux est très avancé. Des dégâts irréparables peuvent survenir à n'importe quel moment. Les protestataires affirment qu'ils ont attiré l'attention de l'administration à travers deux correspondances accompagnées de rapports sur l'état des lieux, les 14 mars 2015 et 26 décembre 2015, pour trouver des solutions aux problèmes soulevés, mais il n'y a eu aucune suite. Le désordre et l'anarchie triomphent des lieux, après rupture de toute forme de communication et la négligence des différentes requêtes établies par les instituteurs. Dans une lettre adressée au directeur du conservatoire le 10 avril dernier, dont nous détenons une copie, les mécontents ont souligné que des fissures béantes sont apparues au niveau des faux plafonds des classes.Ces derniers, selon toujours la lettre, risquent de s'écrouler à n'importe quel moment. «Les planchers sont gondolés, les infiltrations d'eaux pluviales sont apparentes dans tout l'édifice», ont-il précisé dans la même lettre. L'établissement n'a pas subi de travaux de maintenance depuis des années. Le collectif des enseignants a affirmé que la situation s'empire, car il n'est pas question seulement de l'état de la structure, mais il s'agit aussi de mauvaise gestion et d'absence de plan pédagogique au sein de l'institution. «L'on refuse de programmer des réunions pédagogiques pour des raisons obscures. En outre, les élèves ne font pas l'objet d'un suivi pédagogique par les enseignants, car il n'y a même pas un programme de formation. C'est le laisser-aller, tout se fait de manière subjective, face à l'absence de règlement intérieur et à la violation des lois sur tous les plans», déplorent-ils.En attente d'une régularisation financièreDans un autre volet, et en matière de régularisation financière, Mohamed Amireche, professeur de musique au conservatoire communal, a affirmé qu'une violation des lois et de la réglementation en vigueur est affichée par le directeur en matière de régularisation financière des enseignants. «A ce jour, des enseignants attendent leur régularisation pour la période allant du 1er janvier 2014 au 30 juin 2014», notera-il dans une lettre adressée au directeur du conservatoire.«Le directeur a procédé à la régularisation, mais en omettant délibérément de faire signer les contrats relatifs aux états mentionnant le nombre d'heures assurées par les enseignants, comme le stipule la réglementation», explique Mohamed Amireche. «Ceci constitue un grave délit et une violation des lois qui régissent la relation entre l'administration et les employés », a-t-il précisé. A ce propos, nous avons tenté à plusieurs reprises de contacter le directeur du Conservatoire communal de l'établissement, afin d'avoir plus de précisions, mais il était toujours absent. Rappelons que la correspondance en question a été adressée également au président de l'APC de Constantine, au vice-président chargé des activités culturelles et sportives, au directeur de la culture et au wali de Constantine, mais aucun des responsables concernés n'a réagi.


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