
Le juge du tribunal de Constantine, situé à Zidia, a condamné, hier, l'ex-directeur du bureau d'études de l'Urbaco de Constantine (actuellement directeur à Batna), ainsi que quatre autres personnes, dont trois responsables, à 4 ans de prison ferme assortis d'une amende de 200 000 DA.Ces derniers sont le directeur technique, le chef de service des travaux et du suivi et le chef de service chargé du projet des 306 logements LSP à la cité Hraicha Amar, dans la commune de Aïn Smara, et l'entrepreneur chargé de l'aménagement du parc de Djebel Ouahch. Dans la même affaire, l'ex-chef de service de la construction, chargé de la gestion du projet 360 Logements, a écopé aussi d'une peine d'un an de prison ferme assortie d'une amende de 20 000 DA.Les autres accusés ont été acquittés. Rappelons que douze personnes, dont des cadres du bureau d'études de l'Urbaco, et des chefs d'entreprises chargées de la réalisation de certains projets, ont été accusées de violation du code des marchés, de dilapidation de biens publics et complicité de dilapidation dans ce projet de 306 logements à Aïn Smara. L'enquête diligentée par les services de sécurité a dévoilé de nombreux dépassements dans la réalisation de 126 logements dans le programme des 306 logements LSP à la cité Hraicha dans la ville d'Aïn Smara, ainsi que l'aménagement du parc de Djebel Ouahch.Les enquêteurs ont enregistré des cas flagrants de violation du code des marchés et autres dépassements durant le troisième trimestre de l'année 2014, lors de la réalisation des projets cités. Des erreurs techniques inadmissibles et flagrantes ont été soulevées au niveau de 12 bâtiments dans le programme de 306 logements et elles n'ont pas été corrigées. L'enquête a révélé que cette situation était préméditée et que tout le matériel utilisé était de mauvaise qualité. Plusieurs malfaçons, fissures et autres anomalies sont apparues sur les immeubles construits bien avant l'achèvement du projet. Cela a nécessité la démolition partielle de 6 bâtiments. Ce qui a retardé l'attribution des logements au profit des souscripteurs. A cause du silence et de la complicité de plusieurs cadres de l'Urbaco, les dépassements ont pris de l'ampleur et sont devenus flagrants.Lors de l'audience qui s'est déroulée il y a 15 jours au tribunal de Constantine, le juge a signalé également des facturations de travaux qui n'ont même pas été réalisés par l'entreprise. Plusieurs travaux aussi, à l'exemple de l'aménagement du parc de Djebel Ouahch, ont fait l'objet d'une surfacturation «surréaliste», en d'autres termes une augmentation d'environ 40 000 DA du prix réel du matériel et du béton utilisé. Rappelons que lors de l'audience précédente, le procureur de la République avait requis entre 5 et 10 ans de prison ferme à l'encontre des accusés.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Yousra Salem
Source : www.elwatan.com