Constantine - Revue de Presse

Des espaces verts ravagés par le feu



Les rares espaces verts qui existaient à Constantine sont perdus puisque trois d'entre eux ont été ravagés, ces derniers jours, par les flammes dont les origines sont encore inconnues. Dimanche matin, des arbres séculaires qui ornaient le terrain situé en face de la cité «Bon Marché», juste à coté du centre hospitalier universitaire, ont été ravagés par le feu. Des flammes hautes de plus de deux mètres dévoraient ces arbres tout en dégageant une fumée âcre et épaisse qui a indisposé tous les habitants de cette cité, pour s'étendre ensuite vers celles de «Filali» et de «Bab El-Kantara».  Un peu plus tard, c'était au tour du square qui fait face à la mosquée «Takoua» d'être la proie des flammes; ceci sous le regard consterné des riverains de ces quartiers qui regardaient impuissants ces arbres et ces plantes se consumer lentement. Plus loin, de l'autre côté de la ville, à la sortie ouest, c'était au tour de la magnifique petite forêt située à proximité de l'institut national de l'agriculture, de partir en fumée. Tout brûlait et les efforts des sapeurs-pompiers furent vains, tant le vent soufflait avec force et propageait le feu aux autres arbres. Un peu partout dans d'autres quartiers de la ville, des volutes de fumées étaient visibles de loin, probablement des feux de broussailles.  Des plants et des broussailles ont pris feu à l'université centrale, ce qui a, d'ailleurs, provoqué une gêne considérable pour les étudiants qui ont eu des difficultés pour quitter les lieux, ceci par crainte d'être incommodés ou surpris par le feu. Même une partie des berges du Rhumel n'a pas été épargnée car quelques petits foyers étaient visibles. Ce qui fait dire aux Constantinois que cette canicule est finalement un désastre pour nous: à ce rythme, tous les espaces verts de la ville auront disparu.  Malheureusement, ces incendies ne se limitent pas à Constantine uniquement. Ils ont fait des ravages dans les régions de Didouche Mourad, Zighoud Youcef, El-Khroub, Aïn Abid, Hamma Bouziane et Ouled Rahmoun. Les pompiers ont procédé à seize interventions pour circonscrire des feux qui se sont déclarés uniquement dans la journée du lundi.  Ce sont plus de 300 ha de blé tendre et d'orge, près de 2.000 bottes de foin, quelque 600 poulets, 02 ha d'arbres fruitiers, un hectare de pins et 10 quintaux de farine et un gourbi qui ont été détruits par les flammes. Les diverses interventions des pompiers et l'installation de plusieurs piquets de surveillance pour détecter les retours de flammes ont nécessité une importante mobilisation de ces éléments qui sont restés sur place jusque tard dans la soirée, sauvant ainsi plusieurs centaines d'hectares et des vaches laitières qui risquaient de périr. Toutes les brigades de gendarmerie concernées ont déclenché des enquêtes pour déterminer les causes exactes de ces incendies.
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