Ayant déposé son fusil de chasse auprès de la 4ème sûreté urbaine de Sidi Mabrouk en 1994, pour raisons hautement sécuritaires, conformément aux instructions étatiques, un citoyen, Saddek Bouchoucha, 70 ans, n'a pas cessé, à partir de juin 2003, d'en réclamer la restitution.
Pourtant, les services de police et ceux de gendarmerie, ainsi que la commission de wilaya, avaient, à l'époque, après enquête, émis un avis favorable à sa requête. Le plaignant, las d'attendre, a décidé de faire passer son message à travers nos colonnes. Après une longue attente, relate-il, il a relancé une autre série de réclamations, écrites et verbales; on lui répond, oralement, que son arme n'a pas été retrouvée. Il saisit alors la présidence de la République par courrier en date du 18 novembre 2009, une année après, soit en septembre 2010, on lui rétorque que ce genre d'affaire est du ressort de la première autorité locale.
Il envoie un courrier au premier responsable de la wilaya en novembre 2010, et là aussi il se heurte à un autre silence sidéral. Pourtant, il détient toutes les pièces justificatives, dont des copies sont en notre possession: un certificat de dépôt du fusil, un autre descriptif, et les courriers adressés aux autorités, -présidence et wilaya. «Si mon fusil est perdu, qu'on m'indemnise alors, mais qu'on ne me traite pas avec mépris, car pour moi ce silence c'est du mépris. Quand j'ai déposé mon fusil en 1994 à cause du terrorisme, je n'ai fait que mon devoir, aujourd'hui l'Etat aussi doit tenir ses engagements envers les citoyens», estime-t-il.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Farida Hamadou
Source : www.elwatan.com