Le débat sur la peine de mort s'invite ces derniers jours dans les débats, dans la foulée du crime ignoble de deux innocents de Constantine. Comme souvent, c'est l'événement qui appelle la réaction et dans l'urgence de donner une réponse à une attente précise, il y a ce risque de trancher dans la précipitation. La peine de mort n'est pas abolie et la dernière exécution remonte à 1993. Depuis, les spécialistes avaient tout le temps de réfléchir et de faire des propositions qui s'inscriront aussi bien dans le modèle algérien que dans le contexte international. Un débat serein peut être enclenché avec des rencontres de spécialistes, lancer un sondage national, identifier les crimes passibles de cette sanction extrême. Avec recul et sérénité, mais aussi avec une responsabilité la plus partagée possible. Aussi, comme le suggèrent certains observateurs, pourquoi pas un référendum sur la question '
Il est vrai qu'il y a des crimes immoraux et amoraux qu'une personne ne peut pardonner comme s'attaquer à des enfants innocents ou à des personnes âgées, les deux sans défense.
En attendant, il était urgent que le gouvernement se saisisse de cette question en lui consacrant un Conseil interministériel pour comprendre et enrayer ce nouveau phénomène qui sème la panique et le désarroi chez les parents. Le fait d'inviter la justice à faire montre de plus de sévérité dans les verdicts pour ces affaires peut dissuader, un tant soit peu, les 'voleurs d'enfants". Des condamnations à perpétuité avec des peines incompressibles peuvent être une solution avant de décider de l'abolition ou non de la peine de mort. Le gouvernement a aussi décidé de lancer, à travers les médias, des campagnes de sensibilisation mais l'école reste le meilleur endroit pour la prévention. Régulièrement, les instituteurs ressasseront le danger d'aller avec un inconnu.
La présence d'une police de proximité autour des écoles est aussi un paravent contre les obsédés sexuels qui tournent autour de ces établissements.
Mais le vrai débat est celui de la société avec ses tabous et ses interdits, ses frustrations et sa malvie. Un véritable chantier à confier aux médecins, psychologues et psychiatres à condition d'accepter le verdict quel qu'il soit.
O A
abrousliberte@gmail.com
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Outoudert Abrous
Source : www.liberte-algerie.com