A l'instar des différentes régions du pays, ce mois d'octobre qui tire à sa fin aura été celui de toutes les contestations dans la capitale de l'Est.
Contestations syndicales, s'entend, puisqu'au chapitre sociétal, les attroupements de mécontents font partie depuis plusieurs mois déjà, du «spectacle » quotidien qui s'offre aux passants, et ont trait notamment au problème du logement. Dans le monde du travail donc, le baromètre du front social a atteint ces derniers jours des pics culminants. Deux secteurs sont particulièrement touchés par cette ébullition : l'éducation et la santé. Différentes catégories professionnelles sont montées à tour de rôle au créneau pour décrier l'attitude de leurs tutelles respectives, voire l'attentisme de ces dernières face aux revendications des travailleurs qui portent essentiellement sur les questions de statut, la révision des régimes indemnitaires et le versement d'arriérés. Enseignants, paramédicaux, corps communs respectifs aux deux secteurs, adjoints de l'éducation, et praticiens de la santé ont fait part de leur ras-le-bol en chaque occasion. Aussi, la grève ouverte entamée hier par les médecins spécialistes au moment où le barreau a été totalement déserté par les robes noires, seront suivies dès aujourd'hui par d'autres manifestations de colère. En effet, pas moins de trois unions de wilaya affiliées au Snapap ont annoncé la tenue, aujourd'hui de plusieurs sit-in de protestation dans les structures relevant des secteurs de la santé, de la formation professionnelle et de la solidarité. Une démonstration de force en guise d'avertissement qu'entend entreprendre ce syndicat par des actions synchrones aux niveaux d'établissements relevant de trois secteurs différents. La similitude des revendications portées par les travailleurs de la formation professionnelle, des corps communs du secteur de la santé et ceux des structures relevant de la tutelle de la solidarité nationale et de la famille ne serait pas étrangère à ce choix dont l'écho serait patent, si le Snapap parvenait pour autant, de paralyser les nombreuses structures relevant des trois secteurs en même temps. Revendications maintes fois promises à la régularisation par les tutelles respectives mais restées sans suite. Elles ont trait toutes à la révision du statut et du régime indemnitaire propres à chaque catégorie professionnelle, à l'incorporation des travailleurs contractuels, au payement des arriérés de salaires, à la promotion et à l'ouverture du dialogue avec le partenaire social.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : K G
Source : www.lesoirdalgerie.com