À la veille de l'élection présidentielle, des centaines de Constantinois sont descendus dans la rue pour réitérer leur position vis-à-vis de ce scrutin qu'ils ont qualifié de "mascarade électorale que le système en place veut faire passer à tout prix". En effet, à 11h, le centre-ville de Constantine était déjà noir de monde. Les manifestants sont venus des quatre coins de la ville pour exprimer leur refus du scrutin prévu pour aujourd'hui.Les slogans récusant l'élection présidentielle ont dominé cette marche. Hommes et femmes ont sillonné les grandes artères de la ville en criant à l'unisson des slogans comme "Makanch l'vote, diroulna les menottes", "Makanch intikhabat mâa l'îssabat", "Makanch l'vote ya s'hab el kaskrot" (Adeptes du casse-croûte, il n'y aura pas de vote), "Etat civil et non militaire'', "Pas de marche arrière'', "Pas de vote, on jure que l'on ne s'arrêtera pas''.
Parcourant à plusieurs reprises les principaux boulevards du centre de Constantine, depuis le palais de la culture Mohamed-Laïd-El-Khalifa jusqu'à la place de la Pyramide, en passant par les allées Ben-Boulaïd, l'avenue Mohamed-Belouizdad et le boulevard Abane-Ramdane, les marcheurs ont également réaffirmé leur solidarité inconditionnelle avec les détenus d'opinion.
"Y en marre de ce système qui a mis le pays à genoux, un système qui nous réprime et qui emprisonne nos enfants, je ne participerai pas à ce coup de théâtre, je ne voterai pas tant que ce système est en place", dénonce un citoyen. Cette marche coïncide, faut-il le noter, avec le 59e anniversaire des manifestations du 11 Décembre 1960.
En dépit de l'impressionnant dispositif de sécurité déployé au centre-ville, les Constantinois sont décidés à aller jusqu'au bout de leur engagement, à savoir l'annulation de la présidentielle, comme le dit Nacira, une hirakiste rencontrée, hier matin, lors de la marche : "Nous restons mobilisés et opposés à cette élection présidentielle truquée d'avance. Nous n'allons pas abandonner cette chance que nous avons attendue depuis plus de 50 ans. Nous n'allons pas lâcher parce que nous voulons vivre dans un pays de droit."
Ines Boukhalfa
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Ines BOUKHALFA
Source : www.liberte-algerie.com