
? Pour désengorger le Centre hospitalo-universitaire (CHU) de Constantine, particulièrement le service des brûlés, une formation de médecins et d'infirmiers sera lancée dans une dizaine de jours et ce, à l'effet d'externaliser cette spécialité et la rendre disponible au niveau des polycliniques. Selon le directeur de la santé de la wilaya, M. Benkhedim, les polycliniques de la wilaya sont actuellement dotées du matériel et de l'encadrement nécessaire, dans près de 90% des spécialités médicales, et n'ont rien à envier à celles du CHU ou de l'hôpital « El Bir ». « Il reste certaines spécialités, bien évidemment, qui ne sont pas encore disponibles, à l'instar des brûlés, qui est toujours assurée au niveau du seul CHU, mais nous sommes en train de dispenser des formations aux personnels et cadres médicaux, en prévision de son externalisation à son tour », selon le même responsable. Et d'expliquer que « nous avons commencé d'abord par la formation de 75 agents d'accueil à l'Institut de santé publique de Constantine et qui a touché toutes les structures hospitalières (les EPSP, les EHS, EPH et CHU). Ces agents, dira-t-il, ont déjà terminé leur formation, et nous lancerons bientôt une deuxième session qui concernera, à peu près, le même nombre de cette catégorie d'agents chargés de l'accueil des malades dans les polycliniques ». Et de poursuivre qu'« actuellement, nous sommes en train de compléter les préparatifs pour la formation de 12 médecins et de 24 paramédicaux pour les soins des brûlés après hospitalisation, mais au niveau des polycliniques ». Et d'affirmer que celle-ci est très importante, dans le sens où le patient brûlé est contraint de s'adresser au CHU, dont le service concerné se trouve submergé par les brûlés qui, lorsqu'ils reçoivent le traitement à l'hôpital, le quittent après rétablissement, mais là, ils sont perdus de vue et le suivi en pâti énormément. Dans ces conditions, « certains de ces malades ont recours à la médecine traditionnelle avec des complications inévitables et de nouvelles infections, dont beaucoup en meurent. Alors, pour éviter ces drames et dans le cadre d'un bon suivi de la personne brûlée, il y a un réel besoin de créer des unités pour dispenser des soins de proximité à ces patients au niveau des polycliniques. Et cela est valable surtout pour les malades des communes lointaines, qui verront ainsi leur prise en charge post-hospitalisation devenir une réalité, et du même coup, le CHU sera désengorgé », conclura-t-il.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : A El Abci
Source : www.lequotidien-oran.com