Tourisme, dites-vous
Au début du mois de novembre, l'Entreprise de gestion touristique de l'est et l'Onat ont signé une convention à travers laquelle les deux opérateurs devraient s'atteler à reconquérir leurs titres de noblesse en matière de tourisme et donc la clientèle. D'un autre côté, la direction de la formation professionnelle de Constantine a annoncé la mise en place d'un budget de 6,5 milliards de centimes pour la réalisation d'un institut de formation en tourisme. Le terrain d'assiette aurait même été dégagé et se trouverait dans la commune de Zirout-Youcef. En attendant tout cela est encore au stade de l'étude. Ce qui laisse supputer que tout peut changer à n'importe quel moment. Toutefois il faudrait quand même souligner l'intérêt des pouvoirs publics pour le secteur du tourisme. Il aura sans doute fallu que s'installe, via ses deux hôtels, la chaîne Accor et rappeler aux gestionnaires des complexes étatiques en quoi consiste la gestion, la vraie, d'un hôtel pour qu'ils comprennent qu'avant d'être un symbole de gains et de recettes, le client est d'abord roi. Jusque-là, dans les deux principaux complexes de la ville, les résidents étaient priés de rejoindre leur chambre juste après diner parce que le personnel a besoin de dormir, les boissons étaient servies tièdes, cartes et menus étant rarement respectés. Quant au service, autant aller dans
un fast-food.
Une rallonge, une autre
Aucun projet ne s'est suffi de sa première évaluation. Plus que l'exception celà est devenue carrément une règle. Ainsi le projet d'extension de l'aérogare Mohamed-Boudiaf a encore été gratifié d'une enveloppe de 35 milliards de centimes. Cette somme serait destinée aux équipements, ce qui permettra sa livraison avant le début de l'année à venir. C'est toujours mieux de le souligner pour l'année prochaine contrairement à tout ce qui s'est dit jusque-là : «avant la fin de l'année». Ce qui somme toute, était une vue de l'esprit d'autant, il y a une année, il s'agissait de la fin de l'année écoulée. C'est dire. En attendant au niveau de la Dlep nul ne cesse de tarir d'éloges sur une aérogare présentée littéralement comme un espace futuriste, dont les pouvoirs publics se gargariseront à satiété dès qu'il sera mis en exploitation. «Mieux vaut tard que jamais», voilà un adage qui résume quelque peu la philosophie qui prévaut à la Dlep et selon laquelle ledit retard aurait quand même permis de réaliser les choses en mieux. Il aurait en effet aidé à mettre en place de nouvelles technologies qui aideront à la fonctionnalité des installations et, ce faisant, amélioreront le confort des voyageurs. Tout ce chantier aurait avancé à 98% et il ne resterait donc que 2% pour remettre les clés.
Des trous, encore des trous
Que deviennent tous les espaces libérés par les engins après démolition des bidonvilles et autres habitats précaires qui pullulaient à Constantine ' Dans l'immédiat, il n'y a pas de réponse, sauf de vagues allusions à des espaces de convivialité grand format qui oxygèneraient la ville et sa périphérie avec un cadre de vie exceptionnel pour les habitants et les visiteurs. Les pouvoirs publics, depuis quelques temps, n'arrêtent pas de faire d'annoncer que lesdits espaces ont toutes les chances d'être affectés à des activités d'utilité publique : parcours pédestres, jardins et parcs, aires de jeu, etc. Sauf qu'entre promesses, exercice national chez les responsables, et engagements tenus il y a un écart tel que rares sont ceux qui y croient encore. En attendant, les espaces libérés ressemblent à s'y méprendre à un paysage lunaire.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : A L
Source : www.latribune-online.com