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Absence d'harmonie dans l'implantation des équipements publics Constantine campe sur des terrains vagues



Absence d'harmonie dans l'implantation des équipements publics                                    Constantine campe sur des terrains vagues
De notre correspondant à Constantine
Abdelhamid Lemili

Il y a dichotomie dans le discours officiel dés lors qu'est évoquée l'évolution exponentielle de la nouvelle ville Ali Mendjeli, voire aussi Massinissa par comparaison à celle asymétrique (évolution) des équipements publics, notamment, en ce qui concerne le secteur de l'éducation. Si les cadres de l'éducation jurent régulièrement, à chaque rentrée scolaire, la disponibilité d'établissement selon les paliers et sinon dans le pire des cas leur livraison imminente, cela n'a pas été le cas pour le directeur du logement et des équipements publics qui a en plus raison et pour cause, sa connaissance du dossier et sa maîtrise du sujet. Mr Tayeb Leulmi a affirmé, lors d'une récente rencontre avec les journalistes, qu'effectivement il n'existait pas une harmonie entre les différents acteurs impliqués dans le développement local, notamment, en haut lieu. Autrement dit, à hauteur des ministères de tutelle respectifs où les méthodes de prévision et de planification ne sont pas faites en concertation. Il faut dire pour le moins que les paramètres utilisés sont bien loin des réalités du terrain. Nous apprendrons ainsi qu'un établissement scolaire ou un espace vert ne sont pas réalisés en fonction de ce qu'exige le terrain, mais selon un calcul administratif à la limite arbitraire pour ne pas dire anachronique et qui consiste à décider de la réalisation d'un équipement selon un quota déterminé de la population. Autrement dit, encore une fois, qu'un établissement scolaire pour une catégorie donnée peut être implanté dans une zone où le besoin ne se fait pas sentir et inversement. Ce dysfonctionnement qui remonte aux méthodes retenues dans le cadre de la planification, du temps du parti unique, devrait être corrigée à partir de l'année prochaine, afin d'installer une harmonie en la matière. Il en serait d'ailleurs de même pour la réalisation des jardins publics et parcs comme en témoignent les espaces décharnés, glabres dans les nouvelles cités qui sont heureusement récupérés par les jeunes qui, presque dans un processus darwinien, les configurent en terrain de football. Jusque-là les espaces verts demeurent vraisemblablement le cadet des soucis des pouvoirs publics, dont les responsables pris dans la spirale des besoins des populations et des réponses urgentes à donner, restent plus concentrés sur la livraison d'îlots d'immeubles impersonnels, sans âme et tristes à rendre, à posteriori, dépressifs. Quoi qu'il en soit selon le directeur de wilaya du logement et des équipements publics, la nécessité d'améliorer le cadre de vie des citoyens implique dorénavant, une autre vision des méthodes ayant prévalu jusque-là et débouché sur ce que la vox populi qualifie ironiquement de «cités béton» et/ou «cités dortoirs».
Ce n'était hélas, que la rançon de la gloire versée pour faire face à une démographie galopante et à une demande démesurée de logements.
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