Constantine - A la une

Ansej: Les bénéficiaires de camions d'enlèvement d'ordures dans le désarroi



? De jeunes bénéficiaires de camions d'enlèvement des ordures se plaignent de ne pas trouver du travail malgré leurs nombreuses démarches auprès de la wilaya, la daïra et l'APC de Constantine, pendant que leurs véhicules flambant neuf végètent toujours au garage, attendant d'être enfin utilisés.Selon leurs représentants, Badredine et Brahim, qui sont venus nous voir à la rédaction, «chaque matin que Dieu fait nous regardons avec beaucoup de colère et de dépit ce que l'on peut qualifier de véritable gâchis (les camions en stationnement)». En effet, «c'est en 2015 que nous avons bénéficié de ces véhicules, qui sont en fait des engins dernier cri, qui coûtent les yeux de la tête (près d'un milliard de centimes) et qui se retrouvent exposés à la rouille à force de n'avoir pas été exploités». «Nous sortons juste de la wilaya, où nous avons déposé des demandes de travail, en ce sens que nous voulons juste décrocher un boulot dans l'une des 12 communes et être intégrés au monde du travail». Ils indiquent dans ce sillage le cas du relogement de 3.000 familles à la cité Massinissa, mais aussi au moins autant de celles qui le seront à Ali-Mendjeli ce qui aura pour résultat des centaines de tonnes d'ordures supplémentaires à enlever. «Nous voulons bien en faire partie», espèreront-ils.
«Malheureusement nous partageons cette pénible situation de chômage avec quatre autre jeunes dans la ville des ponts, plus 10 autres encore à Ain Abid, Ouled Rahmoune et Benbadis. Au départ, lorsque nous avons souscrit au dispositif de l'Ansej et réussi à avoir ces fameux camions, nous étions fiers et pensions avoir en main le moyen de gagner notre vie, mais jamais de risquer de la perdre et d'endurer les difficultés qui ont pour nom des dettes sans fin».
Nos interlocuteurs évoquent le problème de l'assurance tous risques obligatoire qu'il faut contracter et qui se situe entre 30 et 40 millions de centimes, en plus de divers autres dépenses dépassant les 100 millions pour les procédures d'acquisition. «Ceci, noteront-ils, sans parler du couperet des banques qui nous attend et que nous appréhendons énormément, et le remboursement qui débutera au mois de juillet et août prochains de la 1ère tranche du prix des camions, alors que cela fait deux ans qu'ils végètent au garage. Nous sommes des jeunes sérieux et plein de volonté, d'ardeur et de détermination qui demandons qu'on nous donne notre chance dans le cadre des 20% d'emploi à attribuer aux jeunes de l'Ansej et de la Cnac», concluent-ils.
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