Les résidents des 564 logements de la cité Bouamama, à Aïn El-Bey, sont en colère et immensément déçus par une dégradation générale et continue de leur cadre de vie, auquel s'ajoute un sérieux problème de transport rendant chacun de leur déplacement un véritable calvaire.
Ainsi, disent des représentants de ces habitants, « des travaux de pose de canalisation pour l'approvisionnement en eau potable sont terminés depuis trois ans, mais laissés en l'état sans finition, ce qui a transformé la cité en un sinistre lieu, en proie à des nuées de poussières se soulevant au moindre coup de vent, causant des crises répétées aux malades souffrant de difficultés respiratoires». A telle enseigne, «l'on a enregistré une augmentation de malades asthmatiques», affirme le président de l'association, Kamel Amirèche, qui s'empresse d'expliquer que les travaux d'AEP ont créé une large tranchée traversant de part en part la cité. Le préjudice causé aux habitants en terme de santé publique est avéré même s'il demeure non quantifiable. Ce n'est que dernièrement, soit après trois ans d'attente, que la tranchée a été goudronnée, mais le mal a été fait. Et de dire aussi « que les travaux concernant les trottoirs n'ont été lancés que depuis quatre mois mais lentement, prolongeant d'autant les difficultés des habitants éprouvés, contraints de circuler sur la chaussée pour éviter les chantiers».
Nos interlocuteurs évoquent également les déboires de l'éclairage public, dont les travaux entamés depuis trois mois avancent lentement. Ils insistent aussi pour soulever le nombre très insuffisant, disent ils, des niches métalliques servant à récupérer les ordures ménagères. « Il n'y en a que trois pour une cité qui compte plus de 600 familles. A telle enseigne d'ailleurs, que les détritus en débordent en quantité importante emplissant l'atmosphère d'odeurs fortes et répugnantes.
Enfin ces derniers pâtissent, par ailleurs, d'un problème de transport mettant leurs nerfs à fleur de peau, à chacun des déplacements effectués hors de la cité et, notamment vers le centre-ville de Constantine où doivent se rendre les pères de familles pour y travailler et dont les enfants fréquentent les établissements scolaires. Ainsi, nous dit-on, «il n'y a que deux bus, nombre nettement insuffisant», pour déposer en ville tout le flot des écoliers, lycéens et étudiants. Toujours dans les transports, on nous fait remarquer que les taxis n'acceptent plus de se faire payer à la place à partir de 9 heures. Après cette heure, ils exigent des courses individuelles à 250 DA, soit 10 fois plus le tarif à la place à hauteur de seulement 25 DA. En ce qui concerne les prix pratiqués par les taxis, le SG de l'Union des chauffeurs de taxis promet de les « sensibiliser » pour plus de compréhension, alors que les services de l'urbanisme de l'APC disent que les travaux en cours sont suivis et qu'une demande d'accélération a été notifiée aux entreprises concernées.
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : sofiane
Ecrit par : A El Abci
Source : www.lequotidien-oran.com