Constantine - Revue de Presse

Agriculture: Les femmes n'ont pas le moral



Octobre serait-il le mois de l'agriculture ? Le 1er octobre, on a célébré la Journée nationale de la Vulgarisation agricole, le 15, la Journée mondiale de l'Alimentation et le 16, celle de la Femme rurale, alors que le 25 sera réservé à la Journée de l'Arbre.

Quatre événements dans le même mois, plus la tenue de la 3ème foire agricole de la wilaya du 13 au 17, qui abritait également la Journée de la Femme rurale. Rencontré, le président de la Chambre d'agriculture de la wilaya de Constantine, M. Achouri Noureddine, nous a tracé un tableau de la situation de l'agriculture dans sa circonscription administrative. « Nous avons tenu à regrouper la célébration de toutes ces journées par la tenue de la 3ème édition de la Foire agricole de la wilaya où des communications sur la diététique et la nutrition et sur les perspectives de développement du secteur agricole dans la wilaya sont données par des experts ». En ce qui concerne la situation de la femme rurale, notre interlocuteur n'est pas allé par quatre chemins pour signaler « la précarité de cette frange de la population des campagnes complètement délaissée par les autorités et dépourvue de tout ». La femme rurale chez nous, déplora M. Achouri, « ne participe que dans une très infime proportion dans la production agricole. Et pour cause, elle manque de tout, moyens matériels, financiers, etc. Elle ne vit que d'expédients. Aussi, on constate que les petites traditions rurales, qui faisaient d'elle un producteur en puissance des fruits de la terre et des produits animaliers, tendent peu à peu à disparaître ». Faisant un petit tour sur le stand de la femme rurale ouvert à la 3ème Foire agricole de la wilaya, nous avons discuté avec des représentantes qui n'ont pas manqué, à leur tour, de parler de leurs difficultés et des nombreux obstacles auxquels elles se heurtent : absence de soutien des organismes communaux, incapacités financières pour prétendre à l'achat de matière première nécessaire à la confection des travaux manuels, ou les travaux champêtres, la culture, le petit élevage, etc. Ces femmes, issues de différentes communes de la wilaya, ont toutes lancé un appel de détresse pour les aider et leur éviter l'exode vers les villes. A propos de la situation des agriculteurs de la wilaya, M. Achouri affirme qu'elle est encourageante du fait que ceux-ci sont « très motivés et sensibilisés par la politique d'intéressement par filière développée en leur direction par les pouvoirs publics. Dans notre wilaya, les filières les plus importantes sont la céréaliculture, la production du lait et enfin l'arboriculture qui vient en troisième position par ordre d'importance.

Il y a aussi les petits élevages, comme l'apiculture qui est bien développée dans la wilaya », tout en soulignant que 7O % des agriculteurs souffrent tout de même d'un équipement vétuste d'autant plus que l'obtention de crédits bancaires leur permettant, entre autres, le renouvellement des parcs reste le noeud gordien du secteur agricole.

«Le nouveau système de crédit connu sous le nom de RFIG n'a rien arrangé car la bureaucratie subsiste toujours et constitue un rempart infranchissable décourageant notre agriculteur, lequel n'est pas sorti de l'auberge !»


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