Photo : S. Zoheir
De notre correspondant à Constantine
A.Lemili
Du 7 au 9 mai, une partie du personnel paramédical du CHU Constantine était en grève. Ils étaient environ 500 à avoir débrayé sans pour autant être présents sur le lieu de rassemblement. Ce qui en dit long donc sur la sincérité de l'arrêt de travail en question. Toutefois, il paraît pour le moins étonnant que la direction du centre hospitalo-universitaire n'ait pas réagi à un mouvement au départ, déjà, illégal dans la mesure où deux principaux dirigeants du SAP faisaient l'objet d'une radiation du syndicat en question depuis le 16 avril. Les trois syndicalistes constituant la tête de la section, en l'occurrence Guemmam Abelmalik, Khemmar Abdelkarim et Kahouadji Cherif avaient fait l'objet, depuis le 16 avril passé, de décisions de radiation (respectivement numérotées 025, 026 et 027) des rangs du syndicat autonome. Toutes les parties concernées ont été destinataires des documents portant leur radiation. Or, comment expliquer que la direction du CHU ait accepté le dépôt du préavis de grève alors que ladite section avait été officiellement étêtée et laissait suggérer son renouvellement ' Du coup, l'arrêt de travail devenait sauvage et exigeait del'administration qu'elle prenne ses responsabilités en pareilles circonstances.Nous avons rencontré les deux syndicalistes radiés qui, préalablement, n'avait aucunement fait allusion à leur situation, quoique nous n'ayons pas compris sur le moment les propos qu'ils nous ont tenus et consistant en le fait, «que la direction ne peut pas déclarer illégitime le débrayage dans la mesure où elle n'a pas à faire à des personnes physiques, en l'occurrence eux, mais morales, à savoir le SAP. Un moyen comme un autre de faire dans le mensonge par omission vis-à-vis des travailleurs grévistes et un leurre à l'endroit des médias». Nous saurons, au moment où environ 80 grévistes sont venus faire du chahut sous les fenêtres de la direction générale, que vraisemblablement, «un constat aurait été fait par huissier de justice pour établir l'illégalité de l'arrêt de travail des trois derniers jours». En attendant, ce sont les malades qui en auront payé le tribut dans la mesure où sur les états de présence des différents services dont les travailleurs se sont mis en grève, force a été pour nous de constater que le service minimum n'a pas été respecté. Si tant est encore qu'il serait normal de parler de service minimum pour trouver une justification à une grève sauvage. S'agissant des revendications, les syndicalistes nous feront savoir que leurs préoccupations premières sont «les mauvaises conditions de travail, l'absence d'hygiène, l'insécurité et le manque de moyens et d'équipements». En réalité, la vérité est contenue dans le reproche qu'ils font à l'administration de ne pas avoir procédé à la régularisation de 22 mois de différentiel sur leurs rémunérations, suite à des réajustements intervenus en 2010. Ceci étant, et selon le responsable de la communication du CHU, «ces rappels sont prêts et le receveur s'apprête à faire les virements, quoique l'administration dispose jusqu'au mois de juin pour finaliser l'opération, compte tenu de la mise en place des crédits». Lesquels n'interviennent, en général, qu'à partir de la première décade de mai.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : A L
Source : www.latribune-online.com