Boumerdes - A la une

Une maternité qui manque cruellement de moyens



Une maternité qui manque cruellement de moyens
Les femmes enceintes de la wilaya de Boumerdès rencontrent d'énormes difficultés pour trouver une clinique pour accoucher.Ce problème a tendance à se compliquer à cause de l'insuffisance de médecins spécialistes (gynécologues et obstétriciens), mais aussi de structures adaptées. Si la première difficulté est tributaire de la formation des médecins spécialistes, la seconde, elle, nécessite un investissement public adapté suivant une planification judicieuse. Au chef-lieu de wilaya de Boumerdès, il n'existe qu'une maternité de type rural. Pis, cette dernière ne comporte pas de médecin spécialiste et n'est dotée d'aucun matériel spécifique.Certes, quatre équipes, composées respectivement d'une sage-femme et d'une infirmière se relayent à raison de 24 heures chacune. Elles peuvent mener un accouchement normal, mais en aucun cas faire face à une urgence obstétrique. D'ailleurs, il n'y existe ni structure de «déchoquage» à l'arrivée de la patiente, ni structure post-natale (couveuses avec masque à oxygène pour bébés en difficulté).Que dire alors d'un(e) anesthésiste pour les opérations lourdes ! En somme, la maternité est totalement inadaptée pour une ville comme Boumerdès. Elle a été, à l'origine, conçue pour être une maternité rurale. Depuis, cette situation perdure et les cas difficiles sont orientés vers l'hôpital de Thénia ou de Bordj Ménaïel. Sauf qu'un cas délicat peut survenir à n'importe quel moment. Récemment, une femme enceinte de jumeaux avait été admise.Une sage-femme avait estimé qu'une évacuation était nécessaire, mais le directeur de la santé l'avait sommée de procéder à l'accouchement. Le premier bébé avait pu être sauvé avant que le col utérin de la mère ne se referme, rendant l'intervention chirurgicale par césarienne inévitable. Malheureusement, le retard de l'intervention à l'hôpital de Thénia en raison de l'éloignement et du temps d'évacuation ne pourra pas éviter le décès du bébé, nous a-t-on relaté sur place.Un autre cas avait eu lieu auparavant avec d'autres complications. La sage-femme avait dû accompagner la patiente à l'hôpital où le bébé avait été sauvé in extremis. Alors combien de drames de ce genre les citoyens doivent-ils subir avant que l'hôpital de 24 lits en chantier ne soit livré ' En attendant, n'est-il pas possible de doter la wilaya d'une véritable clinique de maternité équipée pour tous les cas et disposant des spécialistes indispensables '
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