Boumerdes - Revue de Presse

Procès du séisme de Boumerdès : Les victimes revendiquent jusqu'à 1,3 milliard



La huitième audience du tribunal de Boumerdès, siégeant dans le cadre du procès du séisme de Boumerdès, a été consacrée hier à l'écoute des demandes de compensations formulées par les victimes. Les victimes qui se sont présentées à l'audience, au nombre de 15 sur les 360 que compte le collectif des victimes qui avaient déposé plainte lors du procès de l'an dernier, sont dans leur majorité des ex-résidents des 60 logements SNTF de Corso. Devant les magistrats, les victimes se sont relayées à la barre pour apporter leur témoignage et exprimer leur détresse et le drame qu'elles ont vécu pendant et après le tremblement de terre du 21 mai 2003. La première victime, R.R., qui s'est présentée devant le président du tribunal Amar Nouacer, a déclaré avec beaucoup de peine: «Je vais éclater, je vais éclater»!. Ce à quoi lui répondit le président en souriant: «Ne vous éclatez pas monsieur, car vous avez toute la liberté pour parler ». Ayant repris ses esprits, R.R. dira au tribunal qu'au moment des faits, il résidait au niveau de la coopérative immobilières El-Kenz. Même si l'immeuble qu'il occupait ne s'est pas effondré, il a eu des dégradations; et lui et sa famille ont été évacués vers le stade olympique pour s'installer sous une tente. Quelques mois après le séisme, la démolition de la coopérative immobilière a été décidée. Mais dans un garage se trouvaient deux véhicules appartenant à R.R. Il a été déclaré que R.R. vit dans un chalet avec ses huit enfants et qu'il n'a bénéficié d'aucune indemnisation. Aussi, la demande de dédommagement qui a été adressée au tribunal porte sur 1,3 milliard de centimes.

Pour leur part, les victimes des 60 logements SNTF de Corso ont réclamé des dédommagements pour honorer des crédits bancaires octroyés par la CNEP dans le cadre de l'achat de logements SNTF. En effet, la plupart des victimes des 60 logements SNTF sont redevables d'un crédit bancaire qu'elles ne peuvent rembourser, sachant que leur situation matérielle ne peut répondre à leurs engagements.

Le procès tire à sa fin avec le réquisitoire du procureur de la République et les plaidoiries de la défense à partir d'aujourd'hui.


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