Après avoir réussi à inverser la donne en intéressant de plus en plus les recalés du système scolaire, le ministre de l'Enseignement et de la Formation professionnels s'attelle à un autre pari et pas des moindres, former utile.M. Kebci-Alger (Le Soir) - Former les jeunes avec la perspective de les mettre aussitôt le diplôme en main, dans le milieu du travail et offrir de la ressource humaine qualifiée, tel est le pari que se fait le ministre de l'Enseignement et de la Formation professionnels. Mohamed Mébarki l'a réaffirmé, hier, au forum du quotidien Al-Chaâb quand il a fait une évaluation «acceptable» de la formation en milieu du travail à la faveur de laquelle, le stagiaire passe le gros de la formation, près de 80%, en milieu professionnel, c'est-à-dire dans une entreprise avec la perspective d'y être embauché, une fois la formation terminée et le diplôme en poche. Une sorte de formation «ciblée» pour les besoins de laquelle pas moins de 13 000 conventions ont été conclues localement pour des «besoins précis» d'entreprises, dans une démarche couvrant l'objectif de coller davantage aux spécificités des régions, voire des localités.
Aussi, Mébarki relèvera d'autres statistiques prouvant toute l'efficacité de la démarche : 83% des demandeurs d'emploi au niveau de l'Anem durant les 11 premiers mois de l'année dernière ont pu «se caser» en dénichant des postes d'emploi et 63% des jeunes ayant pu monter des projets dans le cadre de l'Ansej sont des apprentis sortis des centres et instituts de formation professionnelle.
Aussi, les centres d'excellence mis sur pied en partenariat avec des entreprises aussi bien nationales qu'étrangères, leaders dans leurs domaines d'intervention, des secteurs «stratégiques» et donc «prioritaires», permettront prochainement la sortie des toutes premières promotions des futurs formateurs locaux dans des spécialités et filières. Comme ceux conclus avec Schneider Algérie, Cosider, Algérie Télécom ou ceux en voie de concrétisation avec Renault dans la plasturgie ou encore celui concernant la maintenance industrielle automobile avec Peugeot et Schneider.
Le ministre de l'Enseignement et de la Formation professionnels se réjouira du recul de la mentalité qui diminue de la valeur de la formation professionnelle par rapport au cycle scolaire. Il en voudra pour preuve, les 200 000 collégiens orientés l'année dernière vers le secteur par les commissions mixtes (éducation et formation) et dont 80 000 se sont, au final, inscrits et ont commencé leurs formations.
Plus que cela, Mébarki révélera une nouvelle tendance, celle de bacheliers, voire de diplômés universitaires, qui optent pour certaines formations professionnelles qui leur assurent un poste d'emploi. Comme le tourisme et l'hôtellerie qui intéressent de plus en plus de bacheliers et de diplômés universitaires, citant le cas d'un institut de Boumerdès dont «40% des nouveaux inscrits dans cette filière sont des bacheliers».
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : M K
Source : www.lesoirdalgerie.com