BOUIRA ? Les assemblées municipales et de wilayas "doivent jouir de prérogatives larges" pour qu'elles puissent enclencher un véritable processus de développement socio-économique au niveau local, a estimé, mardi à Bouira, le président d'El Fadjr El Djadid, Tahar Benbaibèche.Dans un meeting électoral animé à la salle omnisports de la ville d'Ain Bessam (ouest de Bouira), M. Benbaibèche a jugé "indispensable d'attribuer aux futurs élus locaux les prérogatives larges pour qu'ils puissent booster le développement et aussi afin de rétablir le climat de confiance et d'espoir entre le peuple et l'Etat".
"Sans ces prérogatives absolues, les élus ne pourront pas apporter un changement. Les assemblées locales doivent être dotées d'un pouvoir qui leur permet d'opérer les réformes et de réaliser les projets", a souligné l'orateur devant une assistance moyenne.
Ce même responsable politique a observé que les prochaines élections locales revêtent une "importance particulière" du fait qu'elles concernent les municipalités et donc la vie des citoyens. Aussi, Le scrutin doit se dérouler dans la transparence pour convaincre le citoyen d'aller accomplir son devoir électoral", a-t-il ajouté.
Pour l'intervenant, la municipalité est le noyau essentiel de la République, qui "doit jouir de ses prérogatives et de liberté et assumer ses responsabilités". C'est avec ces conditions que les collectivités arriveront à se développer et à résoudre leurs problèmes, a estimé le président d'El Fadjr El Djadid.
L'hôte de Bouira a plaidé pour "la primauté de l'élu sur l'administration" pour pouvoir concrétiser un véritable processus de développement et afin de surmonter toutes les lenteurs bureaucratiques et administratives qui, a-t-il dit, "gangrènent le cours des projets au niveau local"
Le président d'El Fadjr El Djadid a mis l'accent, par ailleurs, sur l'importance de la transparence des élections et qui représente, a-t-il dit, "l'élément essentiel dans le rétablissement de la confiance entre le citoyen et l'Etat".
A ce propos, M. Benbaibèche a estimé que "la réticence" des citoyens envers l'acte de vote est la résultante des mauvaises pratiques qui ont régné durant des années.
Soulignant que "le boycott n'est pas une solution si on veut changer les choses", le patron d'El Fadjr El Djadid, a appelé les jeunes à adhérer aux associations et aux partis politiques, afin d'œuvrer et de militer pour le changement escompté.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Algérie Presse Service
Source : www.aps.dz