À Bouira, et après une dizaine de jours depuis le début de la campagne électorale, le moins qu'on puisse dire est que ce n'est plus le grand rush ni l'emballement chez le citoyen. Un citoyen dont le quotidien est rongé par la cherté de la vie et qui est occupé à se plier en quatre pour arrondir ses fins de mois quand il n'est pas chômeur.Aussi, et pour contourner cette indifférence chronique vis-à-vis de ces élections locales qui ne semblent intéresser que ceux qui sont candidats. Ces derniers, justement et pour la plupart, se rabattent sur le travail de proximité dans l'espoir de convaincre quelques électeurs à aller voter pour eux ou pour leurs listes.
Ainsi, que ce soit du côté du FLN, du RND ou du FFS ou encore Al Fadjr Al Djadid, Al Djazaïr Al Djadida et Hamas, tout ce beau monde semble privilégier le contact direct en allant aux électeurs, plutôt que de les attendre dans des salles, désertées depuis longtemps par les citoyens.
Des salles qui ont été pourtant mises à la disposition des candidats et des partis, comme celle de la Maison de la culture, la salle Ali-Zamoum, qui a abrité pour le moment trois meetings en commençant par le président du parti Al Moustaqbal, Abdelaziz Bélaïd, qui a inauguré la campagne électorale à Bouira avec un meeting organisé au deuxième jour de la campagne électorale ; puis le RND, quatre jours plus tard, avec un meeting animé par un membre du conseil national, et enfin, samedi dernier, avec le mouvement Al Binaa et le meeting animé par son président Bengrina.
Aussi, durant ces meetings qui rappellent une certaine époque, tant la salle est à chaque fois remplie par des gens ramenés des lointaines bourgades et communes, alors que les citoyens du chef-lieu vaquaient à leurs occupations, beaucoup ignorant jusqu'à l'événement du jour, n'était la circulation routière qui devient, à chaque meeting, infernale au niveau du chef-lieu de la wilaya, les responsables des partis ont tous axé leurs interventions sur la nécessité de consolider l'unité nationale d'un pays menacé de toutes parts. C'est, en substance, ce que l'on pourra retenir des différentes interventions de tous ceux qui se sont exprimés dans le cadre de la présente campagne électorale. À cela, il faudra ajouter le volet développement qui est également cité surtout samedi, avec un Bengrina qui croit dur comme fer en la victoire de son parti dans ces élections locales et qui insiste sur l'unité et le développement, «deux axes qui permettront au pays de se ressaisir et de se hisser au rang des grandes nations», selon lui.
Bien entendu, tous ces responsables politiques rendent un hommage particulier aux forces de sécurité, tous corps confondus, grâce auxquelles le pays est en sécurité, surtout en ces moments de menaces réelles.
Du côté du FFS comme du FLN, et bien que, pour le moment, aucun meeting n'est organisé, le travail de proximité bat néanmoins son plein et les réseaux sociaux semblent être le moyen privilégié par ces deux partis pour médiatiser leurs sorties sur le terrain et, parfois même, dénoncer certaines incohérences et certains projets à l'arrêt depuis une dizaine d'années.
Des projets à l'arrêt dénoncés par des candidats du FFS qui annoncent, d'ores et déjà, la couleur sur les futurs rapports entre eux, une fois élus, et les responsables de cette léthargie qui caractérise la wilaya de Bouira. Cependant, tout cela ne sera possible que si les électeurs seront nombreux le jour des élections, surtout du côté de la région est qui a toujours été réfractaire à toutes les élections.
Y. Y.
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Yazid Yahiaoui
Source : www.lesoirdalgerie.com