Bouira - A la une

LE SOIR DU CENTRE



HOCINE NECIB À BOUIRA :
«Agir dans un esprit d'hydro-solidarité»
En visite dans la wilaya de Bouira pour inspecter les différents projets relevant de son secteur, le ministre des Ressources en eau, Hocine Necib, a évoqué, lors d'un point de presse, la politique de son secteur qui agit dans un esprit d'hydro-solidarité, comme cela s'est déjà fait à Sétif, Béjaïa, Jijel et Khenchela.
Et en l'espèce, la wilaya de Bouira, avec ses richesses hydriques et ses trois ouvrages hydrauliques, à savoir Koudiate Asserdoune, le deuxième barrage d'Algérie avec ses 680 millions de mètres cubes, le barrage de Tilesdit avec 165 millions de mètres cubes et Oued Lekehel avec 15 millions de mètres cubes, est également tout indiquée pour être parmi les wilayas pilotes en termes de solidarité. En effet, lors de sa visite, notamment du barrage de Koudiate Asserdoune et de la station de traitement de Djebbahia, le ministre a eu toutes les explications concernant les projets de transfert des eaux dudit barrage vers les wilayas de Médéa, Tizi- Ouzou, M'sila et Djelfa. D'ailleurs, lors de cet exposé, le ministre qui a lancé le projet d'alimentation de la commune de Bouderbala, inscrit dans le lot n° 1 qui est déjà réalisé et qui consiste en l'alimentation de la partie sud et sud-est de la wilaya de Tizi-Ouzou et la partie nord-ouest de Bouira avec les daïras de Kadiria et Lakhdaria, a eu également des explications sur les deux autres projets inscrits dans le lot n° 2, prévus pour l'alimentation des communes situées sur l'axe Sour-El- Ghozlane Sidi-Aïssa Aïn Lahdjel dans la wilaya de M'sila, ainsi que le lot n° 3 prévu pour l'axe Aïn-Bessem Berrouaguia Ksar El Boukhari Boughezoul pour les wilayas de Médéa et Djelfa. Outre ces projets, le ministre a eu également à lancer le projet de transfert des eaux pour l'alimentation en eau potable à partir du barrage de Tilesdit vers les communes des daïras de Bechloul et de M'chedallah. Là aussi, et toujours dans un esprit de solidarité, la deuxième phase de ce projet consistera à alimenter cinq autres communes de la wilaya de Bordj- Bou-Arréridj. Par ailleurs, et puisque, il comme l'avait déclaré, son département travaille en étroite collaboration avec le ministère de l'Agriculture pour apporter les ressources nécessaires pour l'irrigation, le ministre a lancé le projet de réalisation du système hydroagricole pour l'irrigation des plateaux d'El-Esnam et du Sahel dans la région de M'chedallah jusqu'à Akbou, dans la wilaya de Béjaïa. D'une superficie totale de plus de 8 000 ha, ce vaste plateau sera irrigué avec l'apport du barrage de Tichihaf situé dans la daïra d'Akbou, qui viendra en appoint au barrage de Tilesdit. Enfin, et toujours au sujet de l'apport des ressources nécessaires pour les terres agricoles et au sujet de la bande sud de la wilaya de Bouira et ses 5 000 ha agricoles, le ministre dira que si les études faites par l'ANRH sont concluantes, le ministère des Ressources en eau mobilisera les montants qu'il faudra pour irriguer ce plateau.
Y. Y.
TIPASA- MENACEUR
Des chalets en amiante-ciment, des cancers, des incendies et des interrogations
Un grave incendie qui s'est déclaré dans les 22 chalets de Hai El Menkoubine au cœur de la ville de Menaceur, a provoqué des protestations des habitants. A l'origine du sinistre, un court-circuit survenu à l'intérieur d'un des chalets, construits en 1981 à la suite du séisme de Chlef. Deux chalets ont été détruits. Quatre années auparavant, ces chalets vétustes ayant plus de 30 ans d'âge ont connu un sinistre similaire qui avait réduit en cendres plusieurs chalets. Des pétitions ont été adressées à l'époque aux responsables locaux les alertant sur le danger qui menace les occupants de ces chalets construits par une société européenne en 1980, dans le cadre des opérations de secours européens lors du séisme de Chlef. Il faut préciser que l'ensemble des villes, situées à proximité de l'ex-Orléansville et affectées par ce séisme, à l'instar de Cherchell, Menaceur, Gouraya, Larhat, Damous et Hadjret Ennouss, avaient bénéficié de quotas de chalets préfabriqués. Les pétitions des habitants de Menaceur portaient sur la vétusté de ces chalets et leur nécessaire réhabilitation, mais aussi sur la nature des matériaux de construction, qui est l'amiante-ciment, connu pour être hautement cancérigène. Une autre pétition serait en circulation depuis ledit sinistre qui a affecté quelques chalets en vue d'attirer l'attention sur «la vétusté de ces chalets», mais aussi, selon les déclarations des habitants du site de Hai El Menkoubine, en raison «de cas de cancer qui serait à l'origine de deux décès et de l'hospitalisation de deux autres personnes ». Selon des spécialistes en la matière, «il est évident que ce sont des déclarations qu'il faut prendre avec précaution, sachant qu'aucune preuve formelle n'a été apportée ». Pour M. Farouk Aouali, le responsable du comité de quartier des 120 chalets préfabriqués de Cherchell dans le cadre du séisme de Chlef, «parler de cas de cancer dus aux chalets préfabriqués, serait aller vite en besogne. A Cherchell, nous avons recensé des allergies dermatologiques, des allergies respiratoires et des asthmes. Mais aucun cas de cancer. Il ne faut pas que de telles pétitions et assertions créent des paniques au sein de la population et alarment les habitants des chalets. J'habite moi-même dans un de ces chalets. Il est vrai que le problème de vétusté se pose mais l'Etat l'a déjà pris en charge à Chlef» rétorque M. Farouk Aouali. L'ex-maire de Cherchell, M. Berouane, qui semble maîtriser ce dossier, a déclaré que «sur les 120 chalets de Cherchell, seule une dizaine reste à régulariser, tandis que les 100 autres ont reçu des financements et des aides dans ce cadre». Un autre citoyen de Menaceur estime que «le véritable problème est dû au retard enregistré dans la prise en charge de ce dossier, du fait des tergiversations dues au découpage territorial de 1984, et l'exclusion de l'ancienne daïra de Cherchell du territoire de la wilaya de Chlef qui avait bénéficié, quant à elle, de la prise en charge des victimes du séisme de 1980 et, partant, la création de l'actuelle wilaya de Tipasa en lui rattachant l'ancienne daïra de Cherchell». «Mais aujourd'hui, la réalité est là», affirme un autre contestataire de Hai El Menkoubine, qui ajoute qu'«il y a des chalets incendiés et détruits et quatre cas de cancer». D'autres habitants de Menaceur et de Cherchell estiment, eux, qu'«il ne faut pas s'alarmer sans preuve. Il y a un problème, l'Etat va prendre en charge cette situation ». Pour un autre citoyen, «il n'y a pas lieu de faire un scandale. Il serait sage et judicieux de clore ce dossier».
Larbi Houari
BLIDA
Des jeunes chômeurs ferment les portes de la cimenterie de Meftah
Des jeunes chômeurs ont fermé, hier, les portes de la cimenterie de Meftah, à 37 km à l'est de Blida, empêchant l'entrée et la sortie des camions. Les protestataires dénoncent par leur acte les promesses non tenues par les responsables concernés de les recruter dans cette usine. Aussi, ces jeunes ne comprennent toujours pas pourquoi cette usine recrute de la main-d'œuvre en dehors de la commune de Meftah, alors qu'eux, continuent à subir le calvaire de l'oisiveté et du chômage. Ils disent avoir été dupés à l'issue du premier mouvement de protestation, et ce, lorsque les responsables leur ont juré de leur trouver du travail dans cette usine. Mais qu'elle ne fut leur déception quand, plusieurs mois après, ils continuent toujours à attendre. Les forces de l'ordre sont arrivées à disperser les contestataires qui ont promis de revenir si rien ne sera fait dans les jours à venir. Par ailleurs, les autorités locales et la force publique de la commune de Larbaâ, située non loin de Meftah, ont empêché des citoyens à ériger des constructions illicites sur une terre agricole. Ces derniers se disent las d'attendre des logements sociaux pour lesquels ils ont formulé des demandes, il y a plusieurs années.
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