Ils sont plus de 5 000 patriotes dans la wilaya de Bouira, ayant participé corps et âme dans la lutte anti-terroriste pendant les années 1990, à vivre dans la précarité, après que l'Etat eut décidé de les libérer sans aucune indemnité à partir des années 2000.
Depuis, beaucoup parmi ces vaillants combattants se sont retrouvés dans l'abandon et la marginalisation la plus totale, et c'est ensemble qu'ils ont décidé de crier haut et fort leur détresse, en interpellant le président de la République. Ainsi, pour exiger leurs droits qui leur sont déniés depuis leur licenciement vers les années 2000, ces patriotes ont, pour la énième fois, élaboré une plateforme de revendications dans laquelle ils parlent entre autres, de la nécessité de promulguer un statut particulier pour les patriotes afin que leurs sacrifices envers la patrie et le peuple algérien soient enfin reconnus, l'augmentation de la pension mensuelle qui est inférieure au SNMG ainsi que l'octroi d'une pension spéciale pour les patriotes, la régularisation de la situation financière des groupes de légitime défense qui ont combattu le terrorisme, l'octroi d'une retraite à l'âge de 50 ans pour ceux toujours en poste et pour les patriotes qui ont travaillé plus de 15 années, la couverture sociale et médicale pour les patriotes ayant gardé des séquelles ou des handicaps physiques ou moraux, l'octroi d'une pension pour les familles de patriotes tombés au combat et réserver des quotas aux patriotes et leurs familles dans le cadre des logements sociaux et de l'habitat rural et leur donner la priorité dans l'octroi des licences de transport et des crédits bancaires ( Ansej et Cnac), la priorité aux patriotes dans les recrutements, etc. Enfin, outre les avantages matériels dont la légitimité n'est plus à prouver, les patriotes revendiquent l'institution par les pouvoirs publics d'une médaille du mérite national qui sera décernée aux patriotes pour honorer et remercier ces hommes qui ont tant sacrifié, qui ont bravé la peur pour sauver le pays au moment où d'autres s'étaient terrés ou carrément fui le pays.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Katya Kaci
Source : www.lesoirdalgerie.com