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Le raccordement au barrage de Tilesdit piétine



Les villages d'Iaâlouachen, Imbarken, Chekouh, Beni Fouda, Iaâchouren et tant d'autres hameaux de la commune d'Ath Laâziz (daïra de Bouira) font face à une véritable crise de l'eau potable. Ce précieux liquide manque cruellement et oblige les citoyens à parcourir des dizaines de kilomètres dans le but de se ravitailler en eau de source. Ces sources, notamment celle d'El-Ainser, commencent sérieusement à se tarir, et les pouvoir publics tardent à remédier à cette situation des plus préoccupantes. En effet, cette commune montagneuse de plus de 21 000 âmes est pratiquement dépourvue du réseau AEP. Aucune habitation n'est malheureusement dotée de tuyauterie et de robinets. Les populations de Beni Fouda et celles Chekouh à titre d'exemple s'alimentent en eau potable à partir de fontaines publiques. Cet or bleu est acheminé à partir des sources situées sur les hauteurs de la commune, au moyen de tuyaux galvanisés vers les fontaines. Dans la localité d'Iaâlouachen, la source d'El-Ainser ne coule plus à flots comme jadis, le peu d'eau qui y ruisselle se perd dans la nature. Bon nombre de citoyens ont soulevé le problème de l'eau potable et demandent aux responsables compétents de se pencher sur leur situation déplorable en prenant les mesures nécessaires."Parfois, mes fils ratent des heures de cours afin d'aller nous ramener de l'eau", se plaint un père de famille. "Les autorités concernées ont été à maintes reprises interpellées. Mais pour l'heure, rien n'a été fait", assure un autre. Le wali de Bouira, Mustapha Limani, a eu un petit aperçu, lors de sa récente visite à Ath Laâziz, du calvaire qu'endurent ces villageois. Toutefois, aucune mesure concrète n'a été prise afin d'accélérer les travaux de raccordement de cette commune aux eaux du barrage de Tilesdit. Pour rappel, en mars 2017, une enveloppe de 115 millions de dinars a été dégagée par les autorités locales afin de poursuivre les travaux de raccordement de la commune d'Ath Laâziz au système des grands transferts des eaux du barrage de Tilesdit. Ce projet, qui avance à un rythme de tortue, a été lancé en 2015 et enregistre actuellement un taux de réalisation de 60%. En 2018, le P/APC d'Ath Laâziz, Mohamed Zaïdi, lors d'une déclaration à la presse locale, avait assuré que "le projet de raccordement de notre localité au réseau des transferts d'eau de la commune voisine de Bouira vient d'être inscrit sur le programme sectoriel de développement 2018 du secteur de l'hydraulique". "Ce projet, auquel une cagnotte de 15 millions de dinars a été allouée, sera prochainement lancé, et les entreprises de réalisation ont déjà été retenues, il ne reste que l'approbation du marché pour lancer les travaux de raccordement", avait-il assuré à l'époque. Or, une année plus tard, ce projet n'est non seulement pas achevé, mais il est carrément à l'arrêt.

RAMDANE BOURAHLA
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