Bouira - A la une

Le P/APC tire la sonnette d'alarme



Les élus du Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD) de la commune d'Aghbalou (extrême est de Bouira), à leur tête le P/APC de cette commune, Nacer Hamoum, ont tiré la sonnette d'alarme quant à la situation "critique" dans laquelle se trouve cette municipalité montagneuse. Jeudi dernier, une délégation d'élus s'est entretenue avec le wali de Bouira, afin de lui exposer les carences et autres manques qui affectent cette commune et lui demander un "plan Marshall" visant à redynamiser le développement local, qui, selon le P/APC, est en panne. "Gérer une telle commune dans les conditions actuelles n'est plus possible, et lors de mon entretien avec le wali, je lui ai fait part de nos difficultés", a-t-il indiqué à Liberté.Et de poursuivre : "Avec les rares deniers dont nous disposons, nous n'arrivons même plus à aménager la voirie, éclairer nos rues et rendre plus propres nos quartiers." Notre interlocuteur a affirmé que sa municipalité est l'une des plus pauvres de la wilaya. "Nous avons été classé 44e municipalité sur 45, derrière une autre APC RCD, celle d'Ath Mansour, dans les subventions distribuées par l'APW de Bouira", a-t-il dénoncé.
En outre et selon les propos de cet édile, sa commune souffre de "marginalisation" de la part des autorités locales. "Notre municipalité, rurale, pauvre et sans recettes, a eu moins de projets, moins de budget et moins de subventions que des communes à 2800 âmes comme Hadjra Zerga du sud de la wilaya. Nous avons, en outre, 1300 demandes d'aide à l'habitat rural non satisfaites", a-t-il déploré.
Au sujet de l'insécurité qui règne dans cette commune, le maire réitérera son appel aux services concernés dans le but de mettre en place une brigade de gendarmerie ainsi qu'une sûreté urbaine. Le P/APC d'Aghbalou a littéralement avoué son "impuissance" à lutter contre la recrudescence des actes de vandalisme, qui plongent sa commune dans l'insécurité totale, en plus de faire des ravages parmi la frange juvénile.
À titre indicatif, un projet de réalisation du siège d'une sûreté urbaine a été retenu et livré en 2012, seulement, contre toute attente, une commission technique de ce corps de sécurité l'a refusé, prétextant qu'il ne répond pas aux normes de sécurité. "Depuis ma prise de fonction, je n'ai pas cessé d'interpeller, voire de harceler le wali au sujet des carences de notre commune", souligne cet édile.
Interrogé à propos des priorités de son équipe communale, le maire insistera sur des infrastructures de base telles que l'éclairage public, l'assainissement et la réhabilitation des routes. "Notre commune est extrêmement pauvre. Je ne le dirais jamais assez, même si on me reproche de noircir le tableau, j'estime que je dois la vérité à mes concitoyens", a-t-il indiqué. "J'estime que mes concitoyens ont beaucoup plus besoin d'un cadre de vie plus agréable et des opportunités d'emploi. Telle est notre mission prioritaire", a-t-il soutenu.
Il est vrai que cette commune de plus de 23 000 âmes souffre d'innombrables carences soulevées à maintes reprises par la population locale. Parmi les principales revendications des villages de Aïn Zebda, Ath Hamdoun, Selloum et Takerboust, pour ne citer que ceux-ci, relevant de ladite municipalité, l'on notera le raccordement de leurs villages aux réseaux de l'eau potable et du gaz naturel, l'éclairage public, ainsi que l'aménagement des routes qu'ils disent impraticables et la réhabilitation du réseau d'assainissement, lequel n'a pas été refait depuis les années 80, indique-t-on.
À propos de l'épineux problème du raccordement au réseau AEP, nombre de villageois, notamment ceux d'Ath Hamdoun, ont noté le fait que plusieurs demandes ont été introduites auprès des services concernés, dans l'hypothétique espoir d'un raccordement, en vain. Selon quelques citoyens de Selloum, interrogés sur le sujet, les autorités de wilaya s'étaient engagées à accélérer les travaux de raccordement au réseau d'AEP, via le barrage de Tilesdit (commune de Bechloul). Quant au gaz naturel, ces villageois se disent désespérés de le voir arriver dans leurs foyers. S'agissant du réseau d'assainissement, il est dans un piteux état.

RAMDANE BOURAHLA
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