Bouira

La Protection civile sonne l'alerte



La Protection civile a comptabilisé 69 morts par noyade en Algérie dans les barrages, les oueds, les mares d'eau, les retenues collinaires et les bassins d'eau entre juin et août.C'est ce que nous a révélé le capitaine Nassim Bernaoui, chef de bureau de l'information et de sensibilisation de la Protection civile. "Ces noyades, causant ou non un décès, ont augmenté avant même la fin de la saison estivale, par rapport à l'année dernière", a fait savoir, pour sa part, le colonel Farouk Achour, directeur de l'information et des statistiques à la Protection civile.
Selon lui, malgré les efforts entrepris et les campagnes de sensibilisation lancées dès le mois de mai, et bien que la saison estivale n'ait débuté qu'au mois d'août, le résultat demeure "désolant".
Les services de la Protection civile ont, outre les spots de sensibilisation diffusés par la radio et par la télévision, organisé des caravanes dans les villes et villages de l'intérieur du pays pour sensibiliser les populations quant aux dangers de noyade dans les endroits où la baignade est interdite.
Mais ces efforts restent "vains", a regretté le colonel, qui révèle qu'"il existe même des personnes qui prennent le risque de se baigner dans les canaux d'irrigation !". Il a, en outre, fait savoir que "selon les statistiques établies par nos services, ce sont souvent de jeunes adolescents qui trouvent la mort.
Ils partent en groupe pour se rafraîchir dans des espaces pourtant interdits à la baignade". Le directeur de l'information de la Protection civile a ainsi déploré que "nous avons beau prévenir, ils croient qu'ils ne risquent rien puisqu'ils savent nager et que cela n'arrive qu'aux autres". Même constat du côté de l'Agence nationale des barrages et transferts (ANBT).
"Nous avons déployé des efforts cette année plus tôt comparé à l'année précédente, mais nous avons enregistré durant les mois de mai, de juillet et d'août un bilan des noyades assez lourd", a fait savoir Sabrina Smaïli, chargée de la communication. Chiffres à l'appui, elle a déploré "la mort de douze personnes par noyade, dont deux frères à Sidi Bel-Abbès, qui ont été enregistrés dans des barrages de l'Est, du Centre et de l'Ouest".
Selon la même source, ces noyades sont dues "essentiellement aux fortes canicules ayant frappé les régions intérieures du pays et, ajouté à cela, l'interdiction de l'accès aux plages et la fermeture des piscines, en raison du coronavirus".
Sabrina Smaïli regrette ainsi le nombre de décès qui ne cesse d'augmenter, selon elle, bien que "l'ANBT sensibilise régulièrement sur le danger réel qui guette les citoyens dans les barrages ou les retenues collinaires". Elle a tenu également à rappeler que "l'Agence nationale des barrages et transferts a mené sa campagne en collaboration avec la Protection civile, les autorités locales, les associations et les scouts algériens".
Les services des barrages ont enregistré trois décès en mai de deux personnes dans le barrage d'Ouldjet-Mellegue à Tébessa, et un autre dans le barrage d'Oued-Charef à Khenchela. Pour le mois de juillet, ils ont déploré le décès de cinq jeunes aux barrages de Bouira, d'Aïn Defla, de Batna et de Sidi Bel-Abbès. Quant au mois d'août, trois autres jeunes ont perdu la vie dans les barrages de Bouira, d'El-Bayadh et de Tipasa.

Imène AMOKRANE
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