Bouira - A la une

Les transporteurs de M'Chedallah toujours en grève



Alors que la majorité des transporteurs de la wilaya de Bouira ont repris du service en assurant les lignes intercommunales, notamment celles qui desservent les grandes daïras de la wilaya, comme Aïn-Bessem, Sour-el-Ghozlane et Lakhdaria, vers le chef-lieu de wilaya, la ligne assurant le transport entre la daïra de M'Chedallah et Bouira est toujours bloquée et n'a pas repris du service, après la levée de l'interdiction instaurée par les autorités pour cause de pandémie depuis la mi-mars, jusqu'au 9 août dernier.Cependant, si dans un premier temps, les transporteurs de ces lignes intercommunales avaient émis certaines réserves concernant le nombre de clients à prendre, pas plus de 50%, ainsi que les conditions qui leur ont été imposées concernant la présence obligatoire du gel hydroalcoolique, le port des bavettes pour les clients et la désinfection des sièges ; avec le temps, ils ont repris leurs activités surtout que les contrôleurs et les services de sécurité se sont montrés moins intransigeants par rapport aux premiers temps.
Néanmoins, pour les transporteurs de la ligne M'Chedallah-Bouira, le problème est tout autre.
Selon certains, la cause principale de cette grève illimitée est liée aux transporteurs interwilayas assurant les lignes Béjaïa-Alger, Jijel-Alger et surtout ceux de la wilaya de Bouira, notamment les bus qui démarrent depuis la région de M'Chedallah, et ils sont nombreux, et qui raflent tout sur leur passage. D'où la colère des propriétaires des minibus et des fourgons, au nombre de 48, assurant la ligne M'Chedallah-Bouira, qui se trouvent au quotidien privés d'une clientèle qui leur revient de droit.
«À plus forte raison, en ces temps de restrictions du nombre de voyageurs à 50?% maximum.»
Aussi, selon les protestataires qui ont saisi la Direction des transports de Bouira et qui rappellent qu'il n'a jamais été question pour eux du prix de la place, «tant que les transporteurs des lignes interwilayas continuent à observer des arrêts au niveau des communes pour prendre les voyageurs, la grève se poursuivra».
Une grève qui affecte des centaines de travailleurs et autres fonctionnaires qui exercent au chef-lieu et qui viennent depuis cette lointaine région qui compte une dizaine de communes entre les daïras de M'Chedallah et Bechloul, soit plus de 250?000 habitants.
Y. Y.
La fronde sociale s'accentue
Depuis quelques jours, la contestation sociale s'accentue à Bouira où l'on enregistre un peu partout à travers les quatre coins de la wilaya, des actions de protestation, intimement liées au quotidien du citoyen.
Ainsi, après les actions enregistrées la semaine dernière à Ouled-Rached, Ath-Mansour, Sour-el-Ghozlane et Dirah, dimanche, des villageois de Dirah, encore eux, ont procédé à la fermeture du siège de leur commune, puis ceux de Taghzout dans la commune de Ouled-Rached se sont déplacés à la wilaya, pour demander audience au wali.
Ainsi, du côté de Dirah, situé à 50 km au sud de Bouira, des dizaines de villageois de Taïcha, Gtaief et Touta, et même Zebouja, ont fermé le siège de l'APC de Dirah, pour protester contre l'état de délabrement du CW12. Selon certains protestataires, ce chemin n'a pas connu de réfection ni d'entretien depuis l'indépendance. Aujourd'hui, et toujours selon les villageois, cette voie pourtant stratégique, tant elle dessert des milliers de citoyens vivant sur l'axe reliant deux communes de Dirah et Maâmora, vers la RN8, est presque impraticable, surtout en temps de pluie.
Outre cette revendication, ils ont évoqué également le manque d'électricité au niveau de certains hameaux, dont les habitants sont pour la plupart des éleveurs et des agriculteurs qui ont besoin de l'énergie électrique pour leurs activités.
Par ailleurs, de l'autre côté de la wilaya, ce sont les habitants du village Taghzout, dans la commune d'Ouled-Rached, à 30 km au sud-est de Bouira, qui ont protesté devant le siège de la wilaya.
Les contestataires se sont déplacés dans l'espoir de rencontrer le chef de l'exécutif. Selon eux, le réseau électrique a été réalisé depuis 6 mois, mais au moment du raccordement de la conduite qui devait alimenter 500 foyers de Taghzout au réseau principal, sis dans la commune limitrophe d'Ahl-Ksar, deux personnes s'y sont opposées.
Depuis, plusieurs tentatives de conciliation ont été organisées par le P/APC et les élus locaux, et même par le chef de daïra de Bechloul, mais les deux personnes qui se sont opposées au passage de cette conduite sont restées intransigeantes.
Aussi, dimanche, les représentants de ces villageois ont bien expliqué le problème au wali, Abdeslam Lekehal Ayat, qui a promis de prendre des décisions fermes dans les tout prochains jours.
Tous les villageois espèrent que le raccordement se fera rapidement pour que le gaz naturel pénètre enfin dans leurs foyers, surtout à l'approche de l'hiver.
Y. Y.
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