Bouira - A la une

Des milliers de citoyens dans la rue



Encore une fois, mais cette fois-ci à l'appel de la Confédération syndicale des forces productives, Cosyfop, des centaines de fonctionnaires et autres travailleurs ont répondu présents à une grève générale de trois jours, dans plusieurs secteurs d'activités. Il s'agit des travaux publics, la formation professionnelle, les impôts, le secteur de l'énergie notamment au niveau du centre d'enfûtage d'Oued-el-Berdi, dans la zone industrielle de Sidi-Khaled. De même que les fonctionnaires et travailleurs des communes des daïras de Bouira, Haïzer, Bechloul et M'chédallah, mais aussi le secteur de l'éducation qui a été touché partiellement par ce mouvement de grève.Tout ce beau monde s'est donné rendez-vous pour une marche, à travers les principaux boulevards et artères de la ville de Bouira. Les grévistes, qui brandissaient des banderoles et des pancartes à travers lesquelles ils réclamaient la libération des détenus, une transition démocratique, le départ du gouvernement Bedoui et de Bensalah, ont été rejoints par des centaines d'étudiants mais également des citoyens, qui ont saisi l'occasion pour réitérer les mots d'ordre propres au Hirak mais également et, surtout, actualité oblige, condamner les violences faites aux magistrats au niveau de la cour d'Oran.
Des magistrats qui avaient prévu de se joindre aux marcheurs, mais qui se sont finalement désistés à la dernière minute, préférant attendre les directives du bureau national du SNM. Pendant plus de deux heures, la ville de Bouira, qui a été paralysée par le mouvement de grève de plusieurs secteurs, mais également celle des magistrats qui ont bloqué plusieurs affaires, a vécu au rythme du Hirak.
La marche s'est déroulée dans le calme et sans aucun incident. Cependant, et d'après plusieurs citoyens que nous avons rencontrés lors de la journée d'hier, y compris ceux qui faisaient partie des marcheurs, la grève de trois jours, surtout dans le secteur de l'éducation, a été mal perçue.
Beaucoup de parents jugent que cette grève de trois jours qui se prolonge jusqu'à dimanche prochain, soit cinq jours sans scolarité, n'est pas bonne pour les élèves, surtout qu'elle vient juste après les vacances de l'automne, qui coïncident avec le 1er novembre. D'autant plus que cette grève n'a pas été appuyée par les syndicats du secteur comme le Cnapeste, l'Unpef, le SNTE, etc.
Y. Y.
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