Bouira - A la une

CENTRE UNIVERSITAIRE DE BOUIRA Les étudiants renouent avec la protesta



Une année après la grève qui a causé bien des tracas à l'ancien directeur du centre universitaire Akli-Mohand-Oulhadj de Bouira, l'Institut de technologie et des sciences de la matière connaît, encore, des remous avec des étudiants qui n'en finissent pas de dénoncer les injustices.
La grève, suivie lundi matin par la majorité des étudiants de l'Institut de technologies et sciences de la matière, a pour origine, selon les protestataires, le calendrier des examens de rattrapage pour les étudiants en deuxième année dont ils voulaient repousser la tenue de deux jours, pour pouvoir mieux s'y préparer. Ayant avisé le directeur de l'Institut de cette doléance, les étudiants ont patiemment attendu l'accord que ce responsable devait avoir de la part du directeur du centre universitaire. Alors qu'ils étaient en attente de la nouvelle date des examens, c'est avec stupeur et amertume que ces étudiants ont vu les épreuves se dérouler selon le calendrier décrié, et surtout sans qu'ils aient pu s'y préparer. Ils sont ainsi condamnés à refaire leur année. La journée de grève a été donc organisée dans le but d'annuler les résultats de ces épreuves ratées et d'en programmer d'autres. Autre revendication estudiantine, l'exclusion de quatre de leurs délégués pour avoir organisé et soutenu la protestation de l'année dernière. En effet, quatre étudiants représentant le reste des protestataires, qui se sont élevés l'année dernière pour exiger un meilleur encadrement pédagogique et plus de moyens matériels ainsi que l'élection d'un directeur «qualifié» pour leur institut, se sont vu, dès la rentrée 2011/2012, traînés en conseil de discipline puis exclus pour une durée d'une à deux années, et ce, pour «perturbation et dégradation des biens du centre». Les étudiants, qui ne comprennent pas les agissements de leur directeur qu'ils avaient soutenu et aidé dans son ascension, puisque c'est lui qui a fait signer la pétition pour exclure leurs camarades, exigent donc l'annulation de cette décision. Enfin, et comme la journée de protestation ne semble pas avoir eu l'effet escompté, et devant l'insensibilité des responsables du centre face au désespoir de ces étudiants, tous les yeux se sont tournés vers le wali de Bouira, qui, diront les grévistes, est le seul à pouvoir les sortir de cette impasse.
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Nom & prénom
email : *
Ville *
Pays : *
Profession :
Message : *
(Les champs * sont obligatores)