Bouira - A la une

Après la suspension de leur représentant national : Les gardes communaux menacent de durcir le ton



Joint, hier, par téléphone alors qu'il regagnait Boufarik et ses camarades après avoir pris part au sit-in organisé, avant-hier, devant la wilaya de Bouira pour protester contre le non-paiement des salaires des gardes communaux, leur représentant national, M. Aliouat Lahlou, a confirmé sa suspension par le wali de Bouira. Il qualifie cette décision de «nouveau pas dans la politique empruntée par l'Etat pour nous faire reculer et abandonner nos revendications légitimes, mais ils se trompent, ce n'est pas en me suspendant que nous allons faire marche-arrière, au contraire, nous allons vers la radicalisation de notre mouvement» a-t-il continué, le verbe acerbe et la voix laissant deviner une détermination farouche.
M. Lahlou se dit prêt, lui et tous ses camarades, à tous les sacrifices pour faire aboutir des revendications qu'il affirme légitimes et justes, puisque : «nous ne demandons que nos droits élémentaires à la dignité après avoir servi notre pays, payant de notre sang le maintien de la sécurité, à travers le territoire national et la pérennité de l'Etat» a-t-il tenu à préciser.
Concernant les actions futures qu'ils envisagent d'entreprendre, le représentant des gardes communaux a affirmé que : «nous sommes consternés par ce qui a été rapporté, avant-hier, par la presse concernant la prétendue signature d'un décret, par le président de la République, portant dissolution de la garde communale, décret qui n'a été édité nulle part et dont aucune institution ne parle». Il déclare qu'ils attendent la confirmation ou l'infirmation de cette information avant de pouvoir décider de la marche à suivre dans les prochains jours.
Pour ce qui est du sit-in de Bouira, M. Lahlou affirme que les autorités concernées par le versement des salaires des gardes communaux ont promis qu'ils les recevront dans les prochaines 48 heures, «et nous attendons pour voir si c'est vrai !» a affirmé le représentant national. Il faut s'attendre donc à des rebondissements dans cette affaire qui ne finit pas de faire couler beaucoup d'encre et de salive, chacun campant sur ses positions, les gardes communaux convaincus de la justesse de leur mouvement et le ministère de l'Intérieur affirmant qu'ils ont reçu tous leurs droits et que la loi ne permet pas de répondre positivement à leurs demandes restées lettre morte.
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