Bordj-bou-arreridj - Revue de Presse

Nouveaux bacheliers Les déçus de l'orientation



Plus d'une centaine de nouveaux étudiants habitant les wilayas de l'Est du pays ont été affectés vers la faculté de médecine de l'université d'Oran. C'est l'exemple type d'anomalies dans l'orientation des nouveaux bacheliers via internet, instaurée il y a deux ans. Lors des inscriptions pour l'année universitaire 2007/2008, de nombreuses anomalies de ce genre ont été relevées, comme c'est le cas de ces étudiants dont aucun des choix formulés lors des préinscriptions ne leur a été retenu. C'est ce qu'on appelle le «choix zéro». Du coup, d'aucuns s'interrogent sur l'utilité de la liste proposée au futur étudiant, si aucun voeu émis n'est exaucé. En clair, c'est tout le système internet qui a montré des limites, pénalisant ainsi de nombreux jeunes bacheliers, car, comme a tenu à le signaler un parent venu à la recherche d'une issue pour sa fille qui s'obstine à rester chez elle et devenir une simple femme au foyer au lieu de partir à Tlemcen, alors que la même spécialité existe à Oran. La fiche de paie à la main, le père avance qu'avec son maigre salaire, il ne pourra jamais faire face aux besoins de sa fille qui ne pourra bénéficier que d'une bourse de 2.700 DA par trimestre. Il y a encore cet étudiant qui vient de Aïn Defla et qui a été orienté vers le 8e choix, alors que les 7 premiers de la liste sont dispensés à Chlef et Alger. C'est également ce que ne comprend pas ce jeune étudiant venu de Bordj Bou Arreridj s'inscrire en chirurgie dentaire à Oran et qui, après réflexion, songe à faire une année blanche et demander une autre inscription l'an prochain. Il y a encore ces deux parents habitant Oran et qui sont en train de faire toutes les démarches pour un recours étant donné que leur fille a été inscrite à la faculté de droit de Mostaganem, alors qu'elle pouvait être inscrite dans sa ville natale. Devant tant d'anomalies, le retour au choix libre et au tronc commun s'impose donc comme seul moyen pour ne retenir que les brillants éléments à poursuivre leur cursus, et l'orientation des autres vers d'autres spécialités devient salutaire. L'autre aberration réside dans la fixation des minimas pour l'orientation vers une spécialité donnée. Et sur ce plan, les exemples ne manquent pas, comme cette nouvelle bachelière qui a toujours rêvé de faire chirurgie dentaire, un rêve qui lui a nécessité des efforts supplémentaires durant l'année scolaire pour obtenir une note lui ouvrant droit à concrétiser son rêve. Chose faite avec une moyenne de 12,63 et des notes de 13 dans les matières essentielles, à savoir les mathématiques, la physique et les sciences naturelles. Mais contre toute attente, elle se voit privée de son aspiration pour quelques dixièmes de points et se retrouve orientée vers la biologie, une filière ouverte aux bacheliers ayant obtenu un 10. Du coup, c'est un rêve brisé et une vocation gâchée. Par ailleurs, il est rappelé qu'une source officielle du ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique a fait savoir que 42,29% des nouveaux bacheliers ont été orientés vers leur premier choix. Quant aux recours formulés, ils sont estimés à 7.210 et, après étude, 6.871 ont été acceptés. Même si au départ l'objectif assigné à cette démarche était d'équilibrer les instituts et de permettre la formation dans les différentes spécialités, il est à reconnaître que les résultats obtenus restent en deçà des attentes et sur ce plan, il n'y a qu'à prendre le nombre d'étudiants qui demandent leur transfert au bout de la première année pour conclure que le système d'orientation en cours doit être revu. Comme incidence directe à ces défaillances, il est à relever la prise en charge sur le plan de l'hébergement et de la restauration de centaines d'étudiants, alors qu'ils pourraient étudier normalement dans leurs villes de résidence. Si cette démarche est toujours maintenue, le déficit enregistré en matière de capacités d'accueil ne pourra jamais être surmonté en dépit des efforts consentis, à l'instar de la prochaine année universitaire durant laquelle il est prévu la réception de 55.000 nouveaux lits et 28 nouveaux restaurants universitaires.
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