L'handicap en général et l'handicap mental en particulier ont fait l'objet de journées d'études, les 8 et 9 mai, au département des sciences humaines et sociales de l'université Saâd Dahleb de Blida.
Parmi les objectifs de cette rencontre, Badya Bey, chercheur en orthophonie, dira qu' «il s'agit, entre autres, de sensibiliser et amener le praticien à coordonner ses propres expériences avec le professeur universitaire. C'est l'occasion aussi de récapituler sur ce qui se passe sur le terrain dans la réalité algérienne. Une réalité souvent difficile lorsque se posent les problèmes d'absence de dépistage précoce, de manque d'infrastructures et d'éloignement des centres d'accueil».
Nadia Sam, docteur en orthophonie a interpellé ses collègues, spécialisés dans la rééducation du langage, sur la nécessité d'aborder la prise en charge de l'enfant atteint d'une insuffisance motrice d'origine cérébrale dans toute sa dimension humaine et psychologique. Pour sa part, Nouara Touati, docteur en psychologie, a noté que la prise en charge des enfants déficients mentaux pose problème en raison du manque de structures spécialisées, en donnant l'exemple de la wilaya de Blida, où il n'existe que deux centres médico-pédagogiques pour enfants inadaptés mentaux, alors qu'il existe «une très forte demande qui ne peut être satisfaite dans l'immédiat». A noter que rien que pour le centre de Bouinan, il existe une liste d'attente de 400 enfants déficients mentaux et autant à Mouzaïa.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Abdelkader L
Source : www.elwatan.com