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Un taux de suivi de 75% au deuxième jour, selon l'intersyndicale Grève dans le secteur de la santé



Un taux de suivi de 75% au deuxième jour, selon l'intersyndicale Grève dans le secteur de la santé
Les hôpitaux et les établissements de santé publique traversent, depuis avant-hier, une nouvelle perturbation, suite à l'appel à la grève cyclique de trois jours de l'Intersyndicale des professionnels de la santé.
Il s'agit de la quatrième semaine de débrayage et aucune solution ni appel au dialogue n'a été proposé par la tutelle, selon l'intersyndicale.
En reconduisant cette grève, l'Intersyndicale de la santé publique, en l'occurrence le Snpsp, le Snpssp et le Snapsy, proteste contre «la fermeture, par les autorités de tutelle, des voies du dialogue».
Chose que dément le ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière qui a affirmé à l'APS et à des associations que «les syndicats grévistes ont exigé l'acceptation de leurs revendications en bloc et sans négociations, précisant que l'intersyndicale n'est pas reconnue».
L'Intersyndicale des professionnels de la santé a assuré «de manière unilatérale» le service minimum, selon son représentant.
Joint hier au téléphone, le porte-parole de l'intersyndicale, Keddad Khaled, a indiqué qu'au deuxième jour de grève, le taux de suivi est resté stable, soit 75% à l'échelle nationale, identique à celui du premier jour.
Un taux «parfaitement satisfaisant» pour l'intersyndicale puisqu'il «témoigne que les praticiens du secteur n'ont pas lâché sous le poids des pressions imposées par la tutelle depuis le début du débrayage».
Intimidations au CHU'Frantz-Fanon de Blida
Par ailleurs, notre interlocuteur a indiqué qu'un «incident majeur» a été enregistré hier matin à l'hôpital psychiatrique Frantz-Fanon de Blida, où le directeur général du CHU «aurait injurié les psychologues qui ont tenu un rassemblement devant la direction avec des banderoles portant les slogans de l'intersyndicale».
Et d'ajouter que ce responsable «aurait également manqué de respect à des femmes psychologues à qui il a arraché sauvagement les banderoles».
M. Keddad a indiqué que ces dernières se sont rendu dans le bureau du DG du CHU pour récupérer leurs banderoles et lui demander de leur faire des excuses.
Dans le cas contraire, elles vont déposer plainte au commissariat de police ainsi que des poursuites judiciaires».
Pour rappel, les revendications des professionnels du secteur s'articulent autour de l'amendement du statut particulier tel que négocié avec la tutelle en mars 2011, la graduation, la révision du régime indemnitaire et la levée de toutes les situations d'entraves au libre exercice du droit syndical.
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